Après cinq jours de premières vacances intermédiaires, les élèves des établissements publics et privés ont repris les cours mercredi. Le respect du calendrier scolaire nourrit des désaccords.

 

Les élèves des établissements scolaires publics et privés de l’ensemble des îles ont repris les cours mercredi 7 octobre, après les premières vacances intermédiaires de l’année scolaire. Celles-ci avaient débuté vendredi 2 octobre et pris fin mardi 6 octobre. Cette reprise intervenait dans un contexte marqué par les divergences entre le ministère de l’Éducation nationale et certains établissements autour du respect du calendrier scolaire.

 Dans un communiqué publié le 3 octobre, le ministère avait exprimé son mécontentement à l’égard de plusieurs écoles, notamment le Lycée de Moroni, le Groupe scolaire Fundi Abdoulhamid (Gsfa), le Groupe scolaire Avenir de Moroni ainsi que certains établissements de Ndzuani. Le ministre de l’Éducation nationale, Bacar Mvoulana, avait toutefois précisé que «seul le groupe Scolaire Fundi Abdoulhamid qui n’a pas respecté notre mesure». Il avait rappelé que le calendrier scolaire avait été élaboré en concertation avec la coordination des écoles privées.

 «Avec notre consentement elle a apporté pas mal de rectifications à notre calendrier initial. Si certaines écoles ont refusé de reprendre l’année scolaire selon ce calendrier cela ne dit pas qu’elles ne devront pas le respecter», avait-il déclaré. Le ministre avait également prévenu que des sanctions pourraient être envisagées. «Le ministère entreprend des réformes constantes saluées par plus d’un et nul ne sera permis d’outrepasser la discipline. Ainsi, si l’utilité de sanctionner le Gsfa se confirme nous l’appliquerons», a-t-il conclu.


À Ndzuani, le porte-parole du collectif des écoles privées, Ahmed Salim Abdou, a assuré que les établissements avaient respecté la note ministérielle. «Après la tenue des cours le samedi, l’ensemble des écoles de l’île ont observé ces vacances», a-t-il expliqué. Il a cependant alerté sur les difficultés que cette organisation pourrait entraîner, notamment pour l’achèvement des programmes et la programmation des contrôles.


Au Groupe scolaire Avenir de Moroni, Nazoumedine Kombo, l’un des responsables, a précisé que seuls les élèves des classes d’examen avaient suivi des cours samedi. L’établissement n’ayant pas pu effectuer sa rentrée le 7 septembre pour des raisons d’organisation, ces heures avaient servi à rattraper une partie du retard.Dans plusieurs établissements ayant appliqué la décision, la mesure est néanmoins jugée «anti-pédagogique».

 Said Chakira Ali, responsable de l’école Maanhad de Moroni, craint notamment un impact sur certaines matières fondamentales. Une inquiétude également exprimée par Aurélien Bénédictin, directeur général de l’école privée L’Éclairage. Selon lui, il est encore trop tôt pour mesurer l’efficacité de cette réforme. Il estime surtout que «les écoles privées, qui accueillent plus de la moitié des élèves, devaient être davantage associées aux décisions concernant le calendrier scolaire».