Le ministère de l’Éducation nationale a lancé la refonte de l’Education physique et sportive au secondaire, un projet soutenu par Play International et l’Afd visant à renforcer l’encadrement, la santé et l’engagement des élèves.

 

Le ministère de l’Éducation nationale a officiellement lancé, mardi 14 avril au stade de Moroni, la refonte des curricula d’Education physique et sportive (Eps) du secondaire. Ce projet, mis en œuvre avec l’appui technique de l’Ong Play International et le soutien financier de l’Agence française de développement (Afd), vise à promouvoir l’Eps en milieu scolaire, tout en renforçant la prévention et le bien-être des élèves.


La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Éducation nationale, Bacari Mvoulana, du maire de Moroni, Omar Mohamed, de l’ambassadeur de France aux Comores, Étienne Chapon, de la représentante de Play International, Anne Calvel, de la coordinatrice des programmes Play, Alice Cathébras, du doyen de l’Inspection générale de l’éducation nationale (Igen), Djoubeiri Moustakim, ainsi que de plusieurs formateurs, collégiens et lycéens de l’enseignement public.


Dans son mot de bienvenue, le maire de Moroni a salué une initiative qui place la jeunesse au cœur des priorités, rappelant que «le sport constitue un support indispensable dans l’encadrement et l’épanouissement des jeunes». La représentante de Play International, Anne Calvel, est revenue sur les acquis de la première phase du programme. Elle a indiqué que plus de 1 100 enseignants du primaire ont été formés à travers le pays, ce qui a permis une généralisation progressive des séances d’éducation sportive, accompagnée de la distribution de 340 kits sportifs et de l’élaboration de contenus pédagogiques adaptés.

 «Depuis le Peps 1, plusieurs maîtres et maîtresses ont été formés afin de transmettre l’Eps dès le primaire. C’est un travail qui a permis de structurer le sport à l’école primaire et de toucher une grande majorité d’élèves», a-t-elle souligné. Elle a ajouté que cette base, désormais consolidée, doit être prolongée et renforcée au niveau du secondaire. «Aujourd’hui, nous entamons la deuxième phase avec le secondaire, pour accompagner les élèves tout au long de leur parcours scolaire», a-t-elle dit.

Structurer une véritable discipline au sein du système éducatif 

De son côté, le doyen de l’Inspection générale de l’éducation nationale, Djoubeiri Moustakim, a insisté sur la portée de cette réforme, précisant qu’il ne s’agit pas seulement de promouvoir la pratique d’une activité physique, mais de structurer une véritable discipline au sein du système éducatif comorien. L’ambassadeur de France, Étienne Chapon, a réaffirmé l’engagement de son pays aux côtés des Comores dans le domaine éducatif. «Le sport est un formidable vecteur d’apprentissage et de transmission de valeurs», a-t-il déclaré, ajoutant que «ce projet démontre concrètement la qualité du partenariat entre les deux pays, au service de la jeunesse».


Clôturant les interventions, le ministre de l’Éducation nationale a salué une étape qu’il a jugée «décisive dans la modernisation du système éducatif comorien». Il a rappelé que «l’Eps doit désormais être considérée comme un pilier de la formation de l’élève, notamment en vue des futurs Jeux des îles de l’Océan Indien qui auront lieu à domicile ». Enfin, Bacari Mvoulana a réaffirmé l’ambition d’étendre ce programme à l’ensemble des établissements du secondaire.


Parmi les temps forts de la cérémonie figurait la présentation de deux séances d’Eps co-construites par Soihili Said Soihili, Ikbar Mohamed Mikitadi, Khaled Moussa et Aymar Ahmed, puis réalisées en conditions réelles avec la participation d’élèves du secondaire. La première séance, destinée au collège, a porté sur l’athlétisme, tandis que la seconde, pour le lycée, a mis en avant un sport collectif, en l’occurrence le handball. Ces démonstrations ont illustré concrètement les approches pédagogiques innovantes promues, notamment en matière de participation active et d’adaptation aux réalités du terrain.