En déplacement à Ndzuani, le ministre de l’Éducation a participé à un conseil de classe à Wani. Il a défendu ici la plateforme nationale et alerté sur les risques pour les écoles privées réticentes.
Le lycée public Said Mohamed Djohar de Wani a accueilli, samedi 11 avril, un conseil de classe élargi réunissant une cinquantaine d’enseignants et de responsables éducatifs. La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Éducation nationale, en tournée à Ndzuani du vendredi 10 au mardi 14 avril. À l’issue des travaux, Bacar Mvoulana s’est exprimé devant la presse.
Au cœur des échanges, les performances scolaires, les insuffisances relevées ainsi que la situation des élèves en difficulté, notamment ceux dont la moyenne est inférieure à 10. «Dans les conseils de classe, plusieurs sujets sont abordés, notamment la performance, le travail qu’il reste à faire, ainsi que les cas des élèves en difficulté», a expliqué le ministre. Les données issues de la plateforme nationale indiquent un taux de réussite de 58 %, un niveau encore en deçà des ambitions affichées.Le ministre a tenu à justifier sa présence sur le terrain. «Je suis en tournée dans l’île de vendredi à mardi. J’ai saisi l’occasion pour participer à ce conseil de classe, rendre visite aux collègues enseignants et faire une visite du lycée », a-t-il déclaré. S’il se veut mesuré, Bacar Mvoulana n’en demeure pas moins exigeant. «Le taux de réussite au lycée de Wani atteint 58 %, mais nous visons 92 % dans nos établissements», a-t-il affirmé.
La défense du bulletin unique
Au-delà du diagnostic, le ministre a défendu la plateforme éducative nationale, souvent critiquée. «Il n’y a aucune difficulté liée à la plateforme. Ce n’est pas un simple bulletin unique, c’est un outil qui gère l’ensemble du système éducatif national», a-t-il insisté. Avant de préciser : « Elle fournit des statistiques fiables, offre une visibilité sur tous les établissements et permet à l’État d’assurer un suivi efficace, y compris pour les élèves en situation de handicap.»Mais c’est surtout à l’endroit des établissements privés de Ndzuani que le ton s’est durci. «Nous sommes surpris de voir que certaines écoles privées de cette île ne se sont pas inscrites sur la plateforme», a-t-il regretté. Il a dénoncé des résistances qu’il a affirmé «ne pas comprendre ». Le ministre a mis en garde contre les conséquences de cette non-conformité. «Ces responsables exposent les élèves à des sanctions, notamment pour les démarches à l’étranger», a-t-il prévenu. Il a rappelé que la situation contraste avec celle de Ngazidja et Mwali où «toutes les écoles privées sont inscrites». Enfin, Bacar Mvoulana a tenu à rappeler les nouvelles exigences administratives. «Toutes les ambassades ont été informées. Désormais, toute personne souhaitant partir à l’étranger devra présenter le bulletin unique», a-t-il conclu. C’est un avertissement clair aux établissements encore réticents.

