Les enseignants du secteur public ont annoncé un arrêt des cours de 48 heures à compter de ce mercredi 21 janvier. Ils dénoncent selon eux, le non-respect d’un protocole d’accord et d’un avenant signés avec le ministère de l’Éducation nationale depuis 2024. Toutefois, dans un communiqué publié hier soir, le ministère de l’Education ne valide pas cette décision.

 

La Fédération des syndicats de l’éducation aux Comores (Fsec) a rendu public, le lundi 19 janvier, un communiqué annonçant une suspension des cours du mercredi 21 au jeudi 22 janvier 2026. Cette initiative intervient à la suite d’un protocole d’accord signé en janvier 2024 et d’un avenant conclu en août 2025 entre la Fsec et le ministère de l’Éducation nationale. Six mois après la tenue des assises nationales de l’éducation, la Fsec réagit pour dénoncer ce qu’elle qualifie de «non-respect» de ces engagements, tout en réaffirmant «sa fidélité à ses principes fondamentaux de défense des droits et des libertés syndicales». Les enseignants rappellent que le gouvernement avait assuré que leurs doléances seraient examinées lors des assises nationales de l’éducation, tenues en juin 2025.


Selon le communiqué du Fsec, le gouvernement n’a pas honoré ses promesses relatives à l’avancement indiciaire ni à la mise en œuvre de la nouvelle grille salariale. «Nos revendications n’ont produit aucun effet concret pour le corps enseignant. Espérant leur résolution à travers ces assises, nous avons déployé beaucoup d’espoirs et d’efforts. Malheureusement, aucun rapport issu de ces assises ne nous est parvenu», peut-on lire dans le communiqué. La Fsec déplore également que «les autorités de l’Éducation maintiennent une attitude évasive et ignorent nos revendications légitimes». Joint par téléphone, Mohamed Maanfou, un responsable syndical, affirme que la suite du mouvement sera discutée à travers une consultation entre les responsables des bureaux régionaux de la Fsec.

Le Ministère reste ferme

Du côté du ministère de l’éducation, le ton est à la fermeté. Si un responsable a admis qu'une réunion prévue hier avec la Fsec n'a finalement pas pu se tenir, le ministère a réagi tard dans la soirée par un communiqué. Il y déclare ne pas reconnaître la légitimité de cet arrêt de cours. 
«La correspondance émanant de la Fsec, relative à un avis d’arrêt de travail de quarante-huit (48) heures, n’a pas été introduite conformément aux procédures réglementaires en vigueur», a-t-on informé. Le communiqué du ministère interdit les agents de s’absenter à leurs postes de travail. «Tout agent qui s’absenterait de son poste de travail en dehors du cadre réglementaire s’exposerait aux dispositions prévues par les textes en vigueur. Le dispositif de contrôle de présence applicable à la Fonction publique sera mis en œuvre et les absences constatées seront traitées conformément à la réglementation, avec les conséquences administratives et financières qui en découlent», a-t-on précisé.