Réunis jeudi au Centre universitaire de Patsi (Cup), les responsables du gouvernorat, de la coordination de l’action gouvernementale et le personnel de l’établissement ont dressé un état des lieux des besoins du site universitaire. Alors que plus de 4 500 étudiants sont attendus cette année, la direction du centre a mis en avant les limites des infrastructures et les projets de nouvelles filières professionnalisantes. Le gouverneur de Ndzuani a annoncé la préparation d’un rapport destiné au ministre de l’Éducation nationale et au chef de l’État.
Des infrastructures jugées insuffisantes
A l’occasion, l’ancien directeur du Cup a, parlant des 15 formations proposées en 2025-2026, évoqué l’effectif qui passera de 4 285 à presque le double de la population de la localité de Patsi. Concernant la capacité du site de Patsy, les responsables ont mentionné plus d’une centaine d’enseignants, répartis entre 39 permanents, 52 contractuels et 11 vacataires. Il citera que le site dispose, avec le site de Mirontsi, d’une trentaine de salles de cours, d’une vingtaine de bureaux, d’un dispensaire, de deux laboratoires et d’une bibliothèque. Le directeur du Cup, docteur Soifaouiddine Sidi, a souligné l’augmentation continue des effectifs et les défis qui en découlent. «Cette nouvelle année s’ouvre sous le signe d’un dynamisme exceptionnel.
Notre centre universitaire fait face encore à un afflux massif et historique de nouveaux bacheliers et d’étudiants avec plus de 4 500 étudiants attendus pour cette année. Cette explosion d’effectifs démontre l’attractivité de notre institution et la soif d’apprentissage qui anime la jeunesse de notre pays. Cependant, cette grande fierté s’accompagne d’une immense responsabilité, celle d’offrir à chacun d’eux les moyens, les connaissances et les techniques nécessaires pour mieux réussir», a-t-il déclaré. Le responsable du centre a également insisté sur les besoins en infrastructures et en équipements. «L’amélioration des conditions de travail et de vie est indispensable pour maintenir l’excellence académique et garantir la stabilité de notre institution», a-t-il expliqué.
De nouvelles filières
Le directeur du Cup a aussi présenté les projets de développement de l’établissement. «Nous sommes fiers d’annoncer le projet de développement de nouvelles offres de formation prometteuses. Il s’agit de licences professionnalisantes en management des structures agricoles et en agroalimentaire, analyse et qualité, dont les infrastructures sont en cours de finalisation», a-t-il indiqué.
A son tour, le gouverneur de Ndzuani, Dr Zaidou Youssouf, a rappelé le rôle du Cup dans la formation des jeunes de l’île. «Le site universitaire de Patsi est le cœur battant de l’enseignement supérieur en Ndzuani. Il est le laboratoire où se construisent l’avenir de notre jeunesse et l’espoir de notre nation. Ce centre forge un capital humain stratégique et chaque cours dispensé est une pierre ajoutée à l’édifice de notre nation», a déclaré le gouverneur.
Le gouverneur a annoncé la préparation, avec le coordinateur de l’action gouvernementale, d’un rapport destiné au ministre de l’Éducation nationale et au chef de l’État. «Il n’est pas acceptable qu’en 2026, des cours soient encore dispensés avec de la craie blanche alors que tout se fait désormais par le numérique. Nous devons être au rendez-vous de ce changement contemporain pour former une jeunesse capable de répondre aux attentes de la mondialisation», a-t-il déploré.Enseignant à l’université de Patsi, Abachia Said Hachim, a salué les engagements pris devant les enseignants et le personnel de l’établissement. «La venue à l’université des autorités a été appréciée positivement par les enseignants et le personnel de l’université. Le gouverneur a accepté de répondre aux doléances de l’université et de solutionner une partie de nos préoccupations», a-t-il fait savoir.




