À l’approche des examens nationaux, plusieurs candidats ont constaté des erreurs sur leurs convocations. Les services des examens reconnaissent ces anomalies et invitent les élèves à procéder rapidement aux vérifications et rectifications nécessaires.
À quelques semaines des examens nationaux de fin d’année, plusieurs candidats à travers le pays signalent des erreurs figurant sur leurs cartes de convocation. Identité, sexe, date ou lieu de naissance, photographie ou encore orthographe des noms : les anomalies recensées inquiètent certains élèves et leurs familles. À Mwali, plusieurs candidats affirment avoir découvert des erreurs importantes sur leurs convocations. Une candidate, qui a requis l’anonymat, indique que son sexe est «mentionné comme masculin». Une autre affirme que sa carte indiquant son identité ne comporte pas sa photographie.
Interrogés sur ces dysfonctionnements, les responsables des services des examens reconnaissent l’existence de certains cas, tout en estimant qu’ils demeurent limités au regard du nombre total de candidats inscrits. À Ngazidja, le responsable de l’Office chargé des examens, Kabir Iliassa, considère ces situations comme relativement courantes et rappelle que les candidats disposent d’une période de rectification avant l’établissement des listes définitives.
Selon lui, de nombreuses erreurs proviennent des informations saisies lors des inscriptions sur la plateforme numérique. «Dans plusieurs cas enregistrés, notamment au baccalauréat, les candidats eux-mêmes sont à l’origine des erreurs constatées», affirme-t-il. Il appelle ainsi les élèves à «vérifier attentivement les données renseignées lors de leur inscription».
Même constat à Mwali. La directrice de l’Office régional des examens et concours (Orec), Sitina Hadidja Mahamoud, explique que plusieurs étapes de contrôle sont pourtant prévues avant la validation définitive des convocations. «Des listes provisoires sont affichées afin que les établissements et les candidats puissent vérifier les informations avant leur transmission au niveau central», précise-t-elle.
4 256 candidats inscrits à Ngazidja
La responsable indique qu’une trentaine de cas ont été recensés sur l’île. Elle attribue certaines erreurs à la précipitation lors de l’enregistrement des informations et de la prise des photographies, notamment pour les candidats libres qui effectuent parfois leurs démarches dans l’urgence.
Dans cette île, sur un total de 4 256 candidats inscrits, 81 convocations ont déjà fait l’objet de corrections, selon Adfaon Abdillahi, responsable de l’organisation des examens au sein de l’Orec.
Il rappelle que certains candidats poursuivant leurs études dans des établissements situés sur d’autres îles «doivent également vérifier leurs informations avant la production des listes définitives».À Ndzuani, Zakaria Soifaoui, de l’Orec, estime également que les chefs d’établissement et les candidats portent une part de responsabilité. «Les listes provisoires sont mises à leur disposition avant l’impression définitive des convocations», assure-t-il. Il précise par ailleurs que «chaque réédition d’une convocation après correction engendre un coût facturé par le prestataire chargé de leur production».
Les services des examens assurent toutefois que les opérations de rectification se poursuivent et invitent tous les candidats à vérifier sans délai leurs convocations afin d’éviter toute difficulté le jour des épreuves. Les corrections devraient être finalisées avant la publication des listes définitives et la distribution finale des cartes d’examen, vers la fin de ce mois.
De son côté, Sandia Mhoumadi, parent d’élève, estime que «la multiplication des erreurs est également liée aux difficultés rencontrées par certains candidats lors des inscriptions en ligne, dans un contexte où les conditions techniques ne sont pas toujours réunies».



