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Examens de fin d’année à Ndzuani I « Très peu d’écoles publiques ont pu s’inscrire jusqu’à présent»

Examens de fin d’année à Ndzuani I « Très peu d’écoles publiques ont pu s’inscrire jusqu’à présent»

Éducation | -   Ahmed Zaidou

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Al-watwan a rencontré pour vous le directeur de l’Office régional des examens et concours (Orec) de Ndzuani, Nadhuifoudine Youssouf. Il revient sur les dates importantes des examens de cette année, le nombre d’inscrits attendu, les leçons tirées des éditions passées (il est à la tête de l’Orec depuis trois ans) et les améliorations mises en place, mais aussi sur l’impact de la grève des enseignants sur les examens.

 

Quelles sont les dates importantes à retenir cette année pour les inscriptions aux examens nationaux ?


Tout d’abord, je tiens à exprimer ma gratitude envers le journal Al-watwan pour avoir pris le temps de réaliser cette interview. Répondre aux questions de la presse est un devoir que je prends très au sérieux. Pour revenir à votre question, pour la session 2023-2024, nous avons ouvert les inscriptions le 27 novembre 2023, pour les clôturer deux mois plus tard, le 18 janvier 2024.

Par la suite, en raison du faible nombre d’inscrits, une prolongation a été accordée jusqu’au 3 février, pour permettre aux élèves d’achever leurs inscriptions sur le site oneckm.net. Après cette étape en ligne, deux autres grandes étapes restent à franchir avant le jour des examens. La première concerne la vérification des conditions d’inscription, suivie de la distribution des convocations permettant l’accès aux différents sites d’examens.

Combien d’élèves sont actuellement inscrits sur la plateforme ?


Le nombre d’inscrits est en constante évolution. Il serait inexact de fournir un chiffre précis à l’instant. Cependant, comme l’année dernière, nous anticipons environ 21 000 inscriptions, voire davantage. Un retard dans l’enregistrement des inscriptions a été enregistré en raison de la grève des enseignants, qui a empêché certains élèves de s’inscrire dans les délais prévus.

Parlons justement de cette grève et de son impact sur les inscriptions…
L’impact de la grève varie significativement entre les élèves du public et du privé. Tandis que les élèves des écoles privées ont pu poursuivre leur année scolaire normalement, ceux du public ont été davantage affectés.

Très peu d’écoles publiques, en particulier au niveau primaire, ont pu finaliser leurs inscriptions jusqu’à présent. L’impact est plus prononcé au niveau primaire, avec de nombreuses écoles n’ayant pas encore procédé aux inscriptions.

Comparativement aux deux dernières années, qu’est-ce qui a été amélioré au niveau de l’organisation des examens dans l’île ? 


Depuis ma prise de fonction à la tête de la direction, notre priorité est la collaboration avec d’autres institutions éducatives. Cette année, par exemple, l’extrait de naissance de moins de 3 mois n’est pas obligatoire dans le dossier d’inscription, ceci pour simplifier le processus pour les parents et les élèves. Nous avons également renforcé nos canaux de communication avec les chefs d’établissement, les élèves et les parents en créant des plateformes numériques d’échange d’informations.

Que reste-t-il à faire en termes d’amélioration ?


Notre vision globale vise à considérablement améliorer le système éducatif du pays. Nous continuons à simplifier le processus d’inscription en ligne et aspirons à rendre le service des examens accessible à tous ceux qui le souhaitent.

Un dernier mot ?


Je saisis cette opportunité pour encourager tous les élèves, pas seulement ceux passant les examens nationaux cette année, à fournir des efforts maximums dans leurs études. Il est important d’éviter toute forme de tricherie pendant les examens. L’utilisation judicieuse des ressources numériques et des téléphones portables est recommandée pour les études.

Les élèves doivent comprendre que la correction se basera sur les connaissances acquises lors des cours. J’invite également les parents à sensibiliser leurs enfants aux dangers de la fraude et rappelle aux élèves que la fraude par téléphone a atteint des niveaux record l’année dernière.

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