Le Centre de langues des Comores a ouvert ses portes à Moroni Oasis, une structure dédiée à l’apprentissage linguistique, qui vise étudiants et professionnels, avec des formations adaptées.

 

Le Centre de langues des Comores (Clc) a procédé, samedi 4 avril dernier, à l’ouverture officielle de son siège à Moroni Oasis. Cette initiative vise à répondre aux besoins croissants en compétences linguistiques dans un contexte marqué par l’ouverture économique et les échanges internationaux.
La cérémonie d’inauguration a rassemblé plusieurs acteurs du monde éducatif et institutionnel, notamment des représentantes du Centre Confucius, des délégués tanzaniens, ainsi que des enseignants et des étudiants. 

Proposer des services de traduction bilingue

Selon le directeur général du centre, Boinaheri Halid, cette structure a pour vocation de produire et diffuser des supports pédagogiques, de proposer des services de traduction bilingue, mais aussi d’enseigner les langues. Il entend également faire du centre un espace de perfectionnement pour les professionnels en difficulté avec les langues, dans des secteurs aussi variés que la banque, le commerce, l’administration ou encore l’entrepreneuriat.
Le Clc prévoit ainsi d’offrir des formations en cinq langues principales : l’anglais, l’arabe, le swahili, le chinois et le français.

Des langues optionnelles seront également proposées, telles que le shikomori, l’espagnol ou encore le malgache. Les cours s’adressent à différents publics, allant des élèves suivant des programmes scolaires aux professionnels souhaitant renforcer leurs compétences, en passant par les diplomates ou les acteurs des zones rurales. Le centre met en place « un système de niveaux aligné sur les standards internationaux », allant de A1 à C2, ainsi que des tests d’évaluation à l’entrée et en fin de formation.

À l’issue des parcours, des certificats seront délivrés aux apprenants, leur permettant de valoriser leurs compétences dans leur vie professionnelle et sociale. Au-delà de la simple formation linguistique, le directeur général insiste sur « l’importance de la maîtrise des langues dans le monde contemporain ». Il considère que « la communication, la mobilité et l’usage des outils modernes sont désormais indissociables de l’apprentissage linguistique».