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Fraudes aux examens nationaux : plus de cent élèves et enseignants au piquet

Fraudes aux examens nationaux : plus de cent élèves et enseignants au piquet

Éducation | -

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A Moroni, ce sont les 31 membres du jury de correction qui sont sanctionnés. Eux aussi, ils sont interdits de participation aux examens nationaux pendant deux ans pour « copies non corrigées et copies avec des notes laissant à désirer»

 

Les faits remontent aux examens de l’année dernière, mais les sanctions sont tombées le 6 de ce mois. Elèves, enseignants et même chefs de sous-centres viennent ainsi d’être mis au piquet par la Commission nationale de discipline pour fraude ou complicité de fraude aux examens.

Selon la note du ministre de l’Education nationale, Abdou Mhoumadi, plus de 120 personnes et 21 sous-centres sont concernés. Pour l’examen de passage en sixième, ce sont les sous-centres d’Uvanga (Ndzuani), Wella et Moroni qui sont pointés du doigt.

A Wella, seuls les surveillants sont sanctionnés pour «communication dans le but d’apporter une aide aux candidats». Au nombre de treize, ils sont interdits de participer aux examens pendant une durée de sept ans. A Moroni, ce sont les 31 membres du jury de correction qui sont sanctionnés. Eux aussi, ils sont interdits de participation aux examens nationaux pendant deux ans pour «des copies non corrigées et des copies avec des notes laissant à désirer».

Pour ce qui est du Bepc, la situation est moins catastrophique. Effectivement, ce sont des élèves et un informaticien qui sont sanctionnés et ils ne seraient pas très nombreux, soit huit sur l’ensemble du territoire dont sept dans la capitale. Les fautes relevées sont des «falsifications de notes par l’informaticien et manque de respect au chef du sous-centre».

«80 personnes sanctionnées» Les sanctions, elles, varient entre «l’interdiction de passer un examen national pendant un et deux ans, le retrait des diplômes et ouverture d’une information judiciaire, la suspension de ses fonctions et l’interdiction d’exercer une quelconque fonction publique ou privée relevant du ministère de l’Education et suivi des poursuites judiciaires au vu de ses faits (informaticien)».

On notera que pour l’élève ayant manqué de respect au chef de sous-centre, il a écopé de deux ans de suspension à tout examen tandis que ceux dont les notes ont été modifiées par l’informaticien sont interdits d’examen pendant un an.

Pour le bac, la liste est longue et les sous centres nombreux. Ces derniers sont au nombre de 15 pour 80 personnes sanctionnées. Ici, ce sont des élèves et des surveillants (10) qui sont proscrits. Entre «complicité de fraude», «détention de sujets traités», «falsification d’identité», «falsification de numéro d’identité nationale», «possession de documents et de téléphones», «exclusion pour fraude», «exclusion pour comportement indécent», «substitution de personnes» et «exclusion du centre à cause de laxisme» les natures des actes délictueux sont diverses. Quant aux sanctions, elles varient, évidemment selon l’acte, entre un et sept ans. 

 

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