Le secrétaire général de la coordination des écoles privées appelle les autorités éducatives à veiller au respect des principes de l’école publique pour donner le maximum de chance aux enfants en honorant le droit des enseignants.

 

La coordination des écoles privées de Ngazidja a réagi hier, mercredi 20 mai, en appelant les responsables du ministère de l’Education nationale à revoir leurs politiques pour sauver l’école publique qui, selon lui, « est en déclin » depuis un long moment.

« Les  écoles publiques sont victimes d’une politique de complaisance et du laisser-aller qui détruit à la fois l’organisation du secteur et le niveau scolaire», a-t-il constaté avant de poursuivre : « Je tiens à souligner qu’il y a une politique de rigueur des responsables des établissements privés à leurs personnels enseignants, laquelle exigence n’est plus appliquée dans les écoles publiques», a-t-il recadré. 


Archak Moussa a déclaré qu’à travers sa sortie médiatique, le secrétaire général du ministère, reconnait le sérieux et la disciplines dans le privé plus qu’au public et que les résultats classent les écoles privées en tête. «Ce ne sont pas entièrement les raisons des conditions salariales, car nos salaires varient selon les taux horaires, c’est grâce à la rigueur que nous pratiquons », a-t-il insisté, appelant à introduire une nouvelle dose de discipline et de sérieux dans le secteur public de l’Education. 


« Dans les écoles privées, on ne couvre pas le tort des enseignants reprochés de tel ou tel manquement», a poursuivi le responsable. «De telles pratiques n’existent pas dans les écoles privées. Ici, le respect des taux horaires, voire du programme est obligatoire. Certains chefs d’établissements assurent eux-mêmes des tâches importantes comme celles d’inspecteurs et de conseillers pédagogiques, pour promouvoir les performances scolaires des élèves», a-t-il précisé, se référant des derniers résultats des examens nationaux qui avaient fait la part belle au privé.


Un technicien du ministère ayant requis l’anonymat a en effet affirmé qu’environ 85% des élèves qui réussissent viennent des écoles privées. «Sur les 300 mentions «Bien» toutes séries confondues, 286 viennent des écoles privées. Et sur les 69 mentions «Assez bien», les écoles publiques n’ont enregistré que 12», a conclu le coordinateur des écoles privées.