A l’occasion de cet évènement, le ministre de l’Education encourage ses «collègues enseignants» à poursuivre leur «noble travail», à savoir la formation des futurs responsables du pays, et à ne jamais douter de l’importance du métier d’enseignant. Pour Bacar Mvoulana, l’école, c’est d’abord l’enseignant et l’élève. C’est ainsi qu’il a tenu à préciser que «l’éducation n’est pas seulement l’affaire du ministère».
Organisé pour la première fois aux Comores, le soixantième anniversaire des enseignants est célébré dans la matinée de ce mardi 06 octobre 2026 à Kwamabani dans le Washili. Initiée par les enseignants et enseignantes des régions Washili-Dimani et appuyé par le ministère de l’Education nationale, la célébration de la journée mondiale des enseignants a été une occasion de saluer les efforts fournis par les enseignants et leur rendre hommage avec les parents d’élèves.
Cet évènement d’envergure nationale qui s’est tenu sous le thème : «60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs», a vu la présence de la ministre de la Promotion du genre, son collègue de l’Education, mais également des autorités de la région, des éducateurs, des parents d’élèves et des représentants d’établissements scolaires.A l’occasion, Oustadh Said Ibrahim a, dans son mot de bienvenue, souligné le rôle des enseignants et évoqué l’importance de l’éducation. Pour sa part, Hadidja Mohamed a tenu à rendre hommage, au nom des élèves, aux enseignants en évoquant l’importance de ces éducateurs.
«Cette journée est une occasion de rendre hommage à celles et ceux qui consacrent leur vie à transmettre le savoir, à former les générations et à construire l’avenir de notre pays. Nous, élèves, souhaitons également adresser une reconnaissance particulière au ministre Bacar Mvoulana, professeur de mathématiques et aujourd’hui ministre de l’Education. Nous lui demandons de porter auprès du gouvernement et l’ensemble de la population comorienne le message du respect et de la valorisation des enseignants, de contribuer à barrer la route à toutes les formes de violences dans nos établissements scolaires», a-t-elle déclaré.
Remerciant l’ensemble des enseignants pour leur engagement, cette élève du groupe scolaire Salama de Moroni-Sahara, a appelé ses pairs à «respecter nos enseignants, nos camarades, les règles de l’école, et à créer un climat favorable aux apprentissages, car une école sans respect ne peut pas pleinement remplir sa mission».
L’enseignement de base
Après la pause musicale animée par Ben Charafaine Abdillah Hamdi en compagnie des écolières et des parents d’élèves à l’occasion de cette journée, l’enseignant Mohamed Youssouf a saisi l’occasion pour saluer les efforts consentis par le ministère de l’Education et le gouvernement comorien à l’endroit des enseignants.
«A l’occasion de la première commémoration de cette journée internationale célébrée dans la région Washili-Dimani, je remercie le ministre de l’Education pour avoir procédé à des avancements de salaire en faveur des enseignants.
Je demande au ministre, ici présent, d’améliorer les conditions des sites universitaires, précisément l’Ifere, à poursuivre son chantier d’innovation des salles de classe. J’invite la population à reprendre les anciennes habitudes, c’est-à-dire, reconstruire les anciens logements des enseignants dans les villages, car cela aidait les enseignants qui étaient affecté», a mentionné cet enseignant de la région de Washili.
Avant l’intervention du ministre de l’Education, deux attestations de reconnaissance pour leur engagement ont été remis par la ministre Fatima Ahamada à des deux figures de l’enseignement de la région de Washili. Il s’agit de Imam Mahamoud considéré comme l’un des pères fondateurs de l’éducation dans la région Washili-Dimani, notamment dans l’enseignement de base et de la «brillante enseignante des écoles primaires de la région», Madame Bernadette.
Remerciant les organisateurs de cet évènement, le ministre de l’Education a exprimé sa joie de prendre part à cette cérémonie, «non en tant que ministre, mais en tant qu’enseignant. «Parce qu’avant d’être ministre, je suis enseignant. Celui qui souvent rentre chez lui fatigué mais revient toujours le lendemain pour travailler. Et qui recommence toujours et toujours. C’est cela, notre métier», a-t-il déclaré. Bacar Mvoulana a tenu à adresser son soutien aux enseignants en leur rassurant.
«Chers collègues, nous vous voyons. Et nous savons que sans vous, aucune réforme éducative ne peut réussir. Gardez une chose en tête : l’école, c’est d’abord l’enseignant et l’élève. Je ne suis pas venu seulement vous parler, vous retrouver, partager votre joie et vivre cette journée avec vous.
Je suis venu vous dire merci du fond du cœur. Merci à vous, aux autorités présentes, puis à celles et à ceux qui soutiennent notre école. L’éducation n’est pas seulement l’affaire du ministère. Chaque enfant que vous accompagnez est une promesse pour notre pays. Ne doutez jamais de l’importance de votre métier», a renchéri le ministre annonçant la fin de la crise au sein de l’Université des Comores.


