Cette première conférence précède une série d’activités prévues dans le cadre de la 17e édition de la Semaine de la jeunesse de Mirontsi ya Ndzuani
Le journaliste et écrivain, Kamal’Edine Saindou, a présenté, mardi, son ouvrage Spirales à la bibliothèque de Soirhane, à Mirontsi en présence de personnalités et de jeunes, dans le cadre de la 17e édition de la Semaine de la jeunesse de Mirontsi, dont le lancement officiel est prévu dimanche. La rencontre a permis d’échanger autour des principales réflexions développées dans l’ouvrage.
Publié en mai 2026 aux éditions Bilk & Soul, «Spirales» est un essai composé de quinze chapitres accompagné de photographies sur l’histoire politique des Comores, avec le séparatisme comme fil conducteur.
«Ouvrir les jeunes de Mirontsi au paysage intellectuel comorien»
A l’ouverture des échanges, le membre de l’organisation de la Semaine de la jeunesse, Ahamad Dine Combo, a rappelé le chemin parcouru depuis la première édition de ce rendez-vous : «Nous sommes à la 17è édition. Nous avons énormément travaillé pour arriver au niveau où se trouve aujourd’hui la commune. Cette semaine permet aussi de lutter contre la délinquance et de promouvoir l’éducation. L’une de nos grandes fiertés est le club Soirhane et sa bibliothèque.
Nous enregistrons également plus de 80 % de réussite aux examens parmi nos membres. Cette semaine est également l’occasion de transmettre aux futures générations le travail accompli et de les inscrire dans cette continuité», a-t-il soutenu. Pour sa part, le Dr Ansuffoudine Mohamed, membre fondateur du Club Soirhane a présenté l’auteur comme une «opportunité d’ouvrir les jeunes de Mirontsi à des réflexions issues du paysage intellectuel comorien».
Kamal Saindou est une personnalité connue du paysage comorien. Nous l’avons connue sous ses différentes facettes de journaliste, notamment lors de son passage à RFI et à l’époque du magazine, Kashkazi. Pour sa part, l’auteur a débuté par saluer l’engagement du club Soirhane «en faveur de la transmission». Le journaliste a insisté sur la nécessité de préserver et de transmettre les valeurs héritées des générations précédentes : «Nos ancêtres n’écrivaient pas, pourtant, toute notre mémoire, nos valeurs et nos principes de vie viennent d’eux.
Nous devons nous interroger sur leurs méthodes de transmission. Aujourd’hui, il est plus facile de communiquer grâce aux nouveaux moyens. Un livre doit être un vecteur de transmission des valeurs et des principes. Ces échanges que nous avons eu sont plus importants que la simple présentation d’un livre», a-t-il souligné.
Selon lui, Spirales constitue le fruit d’une réflexion menée sur plusieurs années.
Abordant la question du séparatisme, il estime que le terme ne correspond pas à la réalité des événements de l’époque : «Je suis parti pour comprendre ce qu’est le séparatisme et j’ai découvert qu’il s’agit d’une forme politique d’éloignement, qui peut notamment être liée à des différences culturelles. Or, le cas de Ndzuani, ne correspondait pas à cette définition. Le terme n’était pas approprié et il y a eu une confusion dans son sens. C’était un processus de dislocation.», devait-il conclure.

