Depuis cinq ans, le lycée de Nyumashiwa est régulièrement victime d’actes de vandalisme. Son directeur appelle les autorités à renforcer la sécurité afin de préserver les infrastructures et les conditions d’apprentissage.

 

Situé dans la région de Mledjele, dans une zone éloignée de la ville, le lycée de Nyumashiwa est confronté depuis plusieurs années à des actes de vandalisme récurrents. Selon le directeur de l’établissement, cette situation dure depuis cinq ans, sans qu’une solution durable n’ait été trouvée. «Nous avons plus de 150 élèves, répartis de la classe de seconde à la terminale, toutes séries confondues. Pour faire face à cet effectif, nous avons construit, avec nos propres moyens, des salles en tôle en plus du bâtiment construit par l’État. Mais en l’absence d’un gardien et d’une clôture, nous enregistrons chaque année des pertes importantes de matériel pédagogique», explique Saïdina Madi Bamdou, directeur du lycée de cet établissement.


Selon lui, les vols concernent aussi bien les bancs que les tableaux ou encore les tôles des toitures. «Nous sommes actuellement en période de vacances, mais plusieurs équipements indispensables à l’enseignement ont déjà été dérobés. Cela compromet les conditions d’apprentissage de nos candidats au baccalauréat, qui suivent ici leurs cours de soutien. À la prochaine rentrée, nous serons une nouvelle fois contraints de racheter le même matériel», déplore-t-il.À ce stade, les auteurs de ces actes n’ont pas été identifiés. Une plainte contre X a toutefois été déposée auprès du parquet de Fomboni. «Nous collaborons étroitement avec la police nationale afin d’identifier les responsables. En attendant les résultats de l’enquête, l’administration de l’établissement a décidé d’organiser une prière pour demander à Dieu de dévoiler les auteurs de ces actes et de protéger le lycée», conclut le directeur.