Initialement prévue le lundi 7 septembre, la rentrée scolaire au lycée Said Mohamed Cheikh est finalement repoussée au jeudi 10 septembre pour les élèves de terminale. Cette décision s’explique notamment par l’indisponibilité de plusieurs salles, toujours en travaux. Le proviseur, Jean Moné Ahmed, fait le point sur la situation et annonce une rentrée progressive.

 

La rentrée s’annonce particulière au lycée Said Mohamed Cheikh. Alors que les élèves devaient reprendre le chemin des classes lundi 7 septembre, l’établissement a décidé de repousser la rentrée au jeudi 10 septembre, dans un premier temps pour les classes de terminale. Une rentrée progressive est prévue au fur et à mesure de la disponibilité des salles.

«La gestion de la rentrée est ardue cette année. Nous avons pris contact avec les élèves hier, mais la priorité sera donnée aux terminales. Au fur et à mesure, nous ferons une rentrée progressive», a expliqué le proviseur du lycée, Jean Moné Ahmed, dans un entretien accordé à Al-watwan.L’établissement compte actuellement 35 divisions, ce qui nécessite au moins autant de salles de classe. Or, une grande partie des bâtiments reste occupée par les travaux de rénovation.

Pour faire face à cette situation, la direction prévoit de rendre disponibles 19 salles, même si les travaux ne sont pas totalement achevés. Sur ces 19 salles, 13 seront réservées aux classes de terminale, qui comptent autant de divisions. Les six salles restantes ne permettent pas encore d’accueillir les classes de seconde et de première. «Pour l’instant, nous n’avons pas de salles à disposition alors que nous avons beaucoup de divisions. C’est ce qui a fait que la prise de contact avec les élèves s’est faite dehors», a précisé le proviseur.

Des travaux qui avancent, mais des équipements toujours attendus

Les travaux de rénovation constituent la principale difficulté de cette rentrée. Certains bâtiments sont pratiquement achevés, mais ne peuvent pas encore être pleinement utilisés. Des ouvriers occupent notamment certaines salles comme dortoirs, tandis que les toilettes et certains aménagements restent à finaliser. À cela s’ajoute le retard dans l’acheminement de certains équipements, commandés à l’extérieur du pays.

«Il y a des retards d’acheminement des matériels parce que la plupart viennent de l’extérieur «, a indiqué Jean Moné. Certains éléments seraient notamment attendus depuis Madagascar, sans qu’une date précise de livraison soit connue. La direction préfère ainsi éviter d’utiliser prématurément certaines salles, par crainte de voir les travaux ou les équipements déjà installés détériorés. «Les salles sont terminées, mais nous avons peur qu’elles soient détériorées. Donc, on se dit qu’on ne va pas encore les utiliser et se serrer dans les salles disponibles», a-t-il expliqué. 

Face à cette situation, la direction a choisi de privilégier les élèves de terminale. Leur rentrée est fixée au 10 septembre, avec les 13 salles disponibles qui leur seront entièrement consacrées. Pour les classes de seconde, en revanche, la rentrée pourrait peut-être attendre le mois d’octobre. Le proviseur espère toutefois une amélioration de la situation dans les prochaines semaines. Selon lui, un autre bâtiment pourrait être disponible autour du 25 septembre, tandis que les délais accordés aux ouvriers arrivent à échéance au cours du mois d’octobre. «Donc, ils accélèrent et on ne peut pas les interrompre», a-t-il souligné.

Un établissement profondément transformé

Une visite effectuée au sein du lycée permet également de constater l’ampleur des travaux engagés. Les salles de classe rénovées présentent de nouvelles installations, tandis que le terrain de sport et le bâtiment administratif connaissent également des améliorations. Les bâtiments ont été répartis par ordre alphabétique. Le bâtiment DEF, notamment, doit accueillir les élèves de terminale. Toutefois, certains travaux, notamment l’isolation et l’installation des tables-bancs, sont encore en cours. 

Pour le proviseur, l’enjeu est désormais de trouver un équilibre entre la nécessité de reprendre les cours et celle de laisser les ouvriers terminer les travaux dans de bonnes conditions. «La difficulté de cette année est particulière mais on doit gérer», a souligné Jean Moné, tout en espérant une amélioration progressive de la situation avec la libération de nouveaux bâtiments. 

Rappelons que le projet de réhabilitation du plus grand lycée du pays a été financé par la France à travers l’Agence Française de Développement (Afd). Cette rénovation s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de développement des infrastructures scolaires à travers le programme « Bundo la Malezi».