Après plusieurs années d’interruption, l’Alliance islamique de bienfaisance relance ses activités avec un concours national de mémorisation du Saint Coran réunissant 108 participants issus des trois îles.

 

L’Alliance islamique de bienfaisance, Rabitwat Alhairiya Al Islamia, reprend ses activités avec l’organisation d’un concours national de mémorisation du Saint Coran. Les épreuves, consacrées à la mémorisation de 30, 15 et 10 juz (chapitres), ont débuté le 2 août à Mwali, avant de se poursuivre le 8 août à Ngazidja et le 11 août à Ndzuani.
Au total, 108 jeunes mémorisateurs participent aux compétitions organisées dans les trois îles. Ngazidja compte 70 candidats, dont 17 pour les 30 juz, 20 pour les 15 juz et 33 pour les 10, Ndzuani compte 31 participants et Mwali sept.


À Ngazidja, la compétition s’est tenue le samedi 8 août au siège de l’association, en présence de plusieurs responsables religieux et partenaires. 
Parmi eux figuraient Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir, ainsi que le coordinateur du bureau de l’Agence turque de coopération et de coordination (Tika) aux Comores, Giyaseddin Karatepe. Le directeur général des Affaires islamiques, Sagaf Charif, a salué la reprise des activités de l’association. Il a remercié les différents contributeurs, notamment pour leurs appuis financiers et techniques.


Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir s’est également félicité du retour des concours. Selon lui, ces compétitions contribuent à promouvoir la mémorisation du Coran, considérée comme l’une des pratiques importantes de la tradition islamique. Il a aussi salué l’organisation des épreuves dans les différentes îles, et a estimé qu’elle favorise les relations entre les communautés. Le président du jury national, Faisoil Bacar Ahamada, a rappelé les conditions de participation.

 Les candidats doivent notamment être âgés de 25 ans au maximum, à l’exception de ceux venant de Ndzuani et de Mwali, être inscrits dans une école coranique et ne jamais avoir participé à un concours international de mémorisation du Coran. À l’issue des compétitions insulaires, les trois premiers de chaque catégorie, soit neuf finalistes, participeront à la grande finale nationale prévue le 22 août à Moroni.

 Pour les candidats, l’enjeu dépasse la compétition. Mohamad Nadjad, participant dans la catégorie des 30 juz et originaire de Singani, dans la région de Hambuu, explique vouloir “se mesurer à lui-même et vaincre sa timidité face au public”. «Je me sens capable de participer afin d’évaluer mes compétences», a-t-il témoigné.
Les parents partagent également l’espoir d’une réussite. 


Maman Ibniyamin, originaire de Sambakuni, dans le Itsandra, accompagne plusieurs élèves présentés dans les trois catégories. «En tant que parent, il est logique d’être stressé, mais nous espérons un succès», confie-t-elle. Les concours de mémorisation du Saint Coran étaient organisés aux Comores depuis les années 1980, notamment sous l’impulsion de plusieurs oulémas et cheikhs. Après des périodes d’interruption, l’Alliance islamique de bienfaisance entend désormais renouer avec cette tradition et inscrire durablement ces compétitions dans ses activités.