Le projet Rehema, financé sur trois ans, ambitionne d’améliorer l’éducation de base à travers la santé scolaire, les cantines et la gouvernance, face aux difficultés persistantes d’apprentissage des élèves.
Des acteurs du secteur de l’éducation participent actuellement à un atelier de réflexion consacré au diagnostic organisationnel et à la définition de l’architecture du ministère de l’Éducation nationale. Durant cette rencontre de trois jours, qui a débuté hier, mardi 8 avril, à l’hôtel Les Arcades de Moroni, l’organigramme du ministère entre autres, sera examiné par des cadres issus de l’ensemble des îles. À l’issue de ce diagnostic, une proposition d’amélioration devrait être formulée.
Selon le directeur général du projet Rehema, Abdourazak Mohamed Toihir, cet atelier vise à améliorer les conditions d’enseignement, notamment en matière de santé scolaire, de cantine, de système d’information et de gestion éducative. «Nous avons constaté, à travers un diagnostic, que 87 % des élèves du préscolaire et du primaire ne maîtrisent pas correctement la lecture. À cela s’ajoutent des difficultés liées aux soins et aux conditions alimentaires», a-t-il expliqué.
Il a également précisé que le projet repose sur trois principales composantes : l’amélioration de l’enseignement, le renforcement de la santé et des cantines scolaires, ainsi que la gestion des ressources humaines au sein du ministère. Une quatrième composante est prévue pour intervenir en cas de catastrophe.
De son côté, le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Said Soule Said, a fait savoir que la mise en œuvre du décret n°25-122/PR d’octobre 2025, portant organisation et fonctionnement des ministères, constitue l’un des objectifs majeurs de cet atelier. «Les besoins en matière d’organisation évoluent avec le monde. Il est donc essentiel de mobiliser les acteurs des différentes îles, avec l’appui de la direction de la Fonction publique, afin de proposer une version finale à valider», a-t-il indiqué.
La transformation de l’Education
Saluant, au nom du gouvernement, les partenaires internationaux qui soutiennent ce projet à hauteur d’environ 24 millions de dollars américains, il a rappelé que la révision de cette architecture institutionnelle figure parmi les recommandations issues des assises nationales pour la transformation de l’éducation. À l’issue de cet atelier, plusieurs livrables sont attendus, notamment un organigramme actualisé du ministère, un rapport de diagnostic organisationnel identifiant les enjeux prioritaires, ainsi qu’un tableau synthétique des missions par entité institutionnelle.



