À quelques jours de la rentrée scolaire prévue le 7 septembre, la certification des bulletins scolaires provoque de longues files d’attente dans les services de l’enseignement privé de Ngazidja. Face à l’affluence, quatre équipes sont mobilisées pour accélérer les vérifications.
À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue lundi 7 septembre, la certification des bulletins scolaires s’apparente à un véritable parcours du combattant pour de nombreux élèves à Ngazidja. Depuis plusieurs jours, ils affluent dans les services de l’enseignement privé pour faire certifier leurs bulletins, notamment ceux qui souhaitent changer d’établissement. Dans les couloirs de la Direction régionale de l’enseignement privé, les files d’attente s’allongent. Certains élèves patientent pendant plusieurs heures, tandis que d’autres, découragés par l’attente, préfèrent rentrer chez eux et revenir le lendemain.
Plusieurs élèves se seraient même déplacés depuis leurs villages dans l’espoir de faire certifier leurs bulletins avant la rentrée. Pour le directeur régional de l’enseignement privé de Ngazidja, Dahalane Saïd, cette affluence aurait pu être évitée. «Nous avons lancé un appel depuis un mois, c’est maintenant qu’ils viennent certifier leurs bulletins», déplore-t-il. Cette arrivée tardive des élèves complique particulièrement les démarches de ceux qui souhaitent effectuer un transfert vers un autre établissement.
Des anomalies dans E-Msomo
Au-delà de l’affluence, les services de l’enseignement privé doivent également faire face à des difficultés liées à l’utilisation de l’application E-Msomo, mise en place dans le cadre de la modernisation du système éducatif. Selon Dahalane Saïd, certains établissements ne sont toujours pas enregistrés sur la plateforme. D’autres présentent des bulletins dont les informations ne correspondent pas à celles enregistrées dans le système, ou encore des cachets qui ne sont pas reconnus.
«Nous travaillons des jours et même des nuits pour pouvoir faciliter», affirme le responsable, qui assure que les agents sont mobilisés pour traiter les dossiers dans les meilleurs délais.La direction est également confrontée à des cas d’établissements non éligibles et à ce que le responsable qualifie de « bulletins fantômes». «On voit des bulletins qui ne figurent pas dans notre système. Nous sommes là pour les vérifier avant de les certifier», explique-t-il.Pour faire face à cette situation, quatre équipes ont été mobilisées afin d’accélérer le traitement des dossiers.
La direction a également modifié son dispositif de travail dans l’objectif de permettre aux élèves de récupérer leurs bulletins le jour même, lorsque les documents sont conformes. «Nous avons changé un modèle pour faciliter les élèves afin qu’ils puissent avoir leurs bulletins le même jour. Nous voulons vérifier d’abord les bulletins avant de les certifier», précise Dahalane Saïd.
Pour lui, la certification constitue avant tout un mécanisme de contrôle destiné à garantir l’authenticité des documents scolaires et à limiter les irrégularités lors des changements d’établissement. La procédure permet notamment de détecter les bulletins qui ne correspondent pas aux données enregistrées, les établissements non reconnus ainsi que les éventuelles anomalies liées aux transferts.
Des élèves dans l’attente
Dans les couloirs de la direction, les élèves continuent pourtant de patienter. Ali Soulaimana, élève de seconde, souhaite effectuer un transfert vers un autre établissement. «Depuis lundi, je reviens ici. J’espère qu’aujourd’hui, j’aurai mes bulletins», témoigne-t-il. Salma Ibrahim, une autre élève, affirme avoir passé deux jours dans les couloirs de la direction avant de pouvoir récupérer ses documents. «J’ai fait deux jours ici. Heureusement, j’ai pu récupérer mes bulletins», raconte-t-elle, soulagée.
Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, la Direction régionale de l’enseignement privé de Ngazidja tente ainsi de résorber l’affluence et de traiter les nombreux dossiers en attente. Reste à savoir si les efforts déployés permettront à tous les élèves concernés de disposer de leurs bulletins certifiés à temps pour rejoindre leurs nouveaux établissements dès le 7 septembre.



