Malgré l’appel à la reprise des cours lancé par les enseignants depuis samedi, plusieurs établissements scolaires publics ont enregistré de nombreuses absences aussi bien du côté des enseignants que des élèves. Un responsable de la Fsec évoque notamment des retards dans la transmission de l’annonce de la fin de la grève.
Les établissements scolaires publics ont repris les cours hier lundi dans l’ensemble des îles. Si certains chefs d’établissement ont fait état d’une participation satisfaisante des enseignants et des élèves, d’autres ont évoqué une reprise encore timide. Au collège rural de la Coulée, à Moroni, le directeur Abdoulfatah Ibrahim a affirmé avoir enregistré un nombre important d’absences. «Nous avons enregistré environ 70 % d’absence chez les enseignants contre 30 % chez les élèves», a-t-il expliqué. Du côté du collège de Moroni-Mbuweni, le directeur Farid Norbert a indiqué que seuls quatre enseignants étaient absents durant la journée d’hier lundi, notamment les professeurs d’arabe, d’histoire-géographie et de français qui devaient assurer les cours du matin et de l’après-midi. Concernant les élèves, il a fait état de 20 % d’absences dans les classes de troisième et de 35 % dans les autres niveaux. Au collège rural de Dzahani, les enseignants ont répondu présents à 99 %, selon le directeur Walad Yahya. Le seul enseignant absent serait hospitalisé. En revanche, au collège rural de Salimani, les responsables ont constaté une forte absence des élèves. «J’ai enseigné dans une classe de troisième avec seulement neuf élèves», a déclaré l’enseignant et responsable de la Fsec (Fédération des syndicats de l’éducation aux Comores), Mohamed Maanfou.
Le respect des engagements
Selon lui, certaines absences d’enseignants pourraient s’expliquer par un retard dans la réception des messages annonçant la reprise des cours, une situation similaire à celle des élèves. Le syndicaliste a estimé également que «certains enseignants restent méfiants quant aux engagements du gouvernement concernant la signature des accords». Il a dit appeler ainsi les enseignants comme les autorités à «respecter leurs engagements afin de restaurer la confiance des élèves et de la société». Le censeur du lycée Lycée Saïd Mohamed Cheikh, Youssouf Idi Islam, a de sa part assuré que «les enseignants ont répondu à 100 % à l’appel de la Fsec et du gouvernement». La même situation a été observée à l’école primaire publique de Shomoni ya Washili ainsi qu’à celle de Ntsinimwashongo ya Badjini, selon leurs responsables respectifs, Hadidja Saïd Mmadi et Saïd Marchal.


