Une note de service de l’Université des Comores rappelle l’obligation de payer les frais administratifs pour accéder aux cours, tout en précisant qu’il ne s’agit pas d’une exclusion académique formelle.
Le secrétaire général de l’Université des Comores, Mouigni Hamza Said Issimaila, a rendu publique une note de service relative à l’accès aux cours et à la régularisation des frais administratifs. Cette note se justifie par la nécessité d’assurer le bon fonctionnement administratif, académique et financier de l’Université, tout en dissipant les doutes des étudiants quant à une éventuelle hausse des frais. Rappelons que ces frais varient entre 40 000 et 55 000 francs comoriens, de la première à la troisième année.
«Aucun étudiant ne sera autorisé à accéder aux salles de cours, aux travaux dirigés et pratiques ou à toute autre activité pédagogique s’il n’a pas préalablement procédé au paiement de ses frais administratifs, conformément aux dispositions en vigueur», précise le communiqué. Bien que la note indique qu’elle prend effet à compter de sa date de signature et qu’elle doit être portée à la connaissance de tous, aucune précision n’est donnée quant aux périodes exactes de paiement des frais de scolarité.
Publiée le vendredi 23 janvier dernier, la note évoque «l’obligation pour chaque étudiant de s’acquitter des frais administratifs exigibles afin de bénéficier des prestations universitaires». Elle ajoute que cette mesure ne saurait être assimilée à une exclusion académique, mais constitue une condition administrative préalable à l’accès effectif aux espaces pédagogiques et aux services universitaires. Il faut pourtant rappeler que le ministère de l’Éducation nationale avait, dans un communiqué en date du 2 octobre 2025, interdit l’exclusion des élèves ou des étudiants pour non-régularisation des frais scolaires ou universitaires.
«L’Udc n’est pas autorisée à exclure des étudiants, lesquels doivent être maintenus dans leurs départements jusqu’à la période des sessions, même après dépassement des délais réglementaires de régularisation des frais d’inscription», précisait le communiqué signé par le secrétaire général du ministère, Said Soulé Said. Joint par téléphone hier lundi après-midi, ce dernier a indiqué que son communiqué «interdit d’exclure les étudiants pendant les examens».
Cette note, déjà traitée dans nos colonnes, interdit également aux établissements privés d’enseignement scolaire et supérieur d’exclure un élève ou un étudiant en raison d’un retard dans la régularisation des frais de scolarité par les parents. « Les parents d’élèves ou d’étudiants sont priés de signaler tout cas d’exclusion ne respectant pas cette note auprès de la Cipr la plus proche, de la direction régionale de l’enseignement privé ou du Secrétariat général du ministère», conclut le communiqué.

