Après la levée du mot d’ordre de grève illimitée, le secrétaire général du Sneuc, Youssouf Boinaheri, plaide pour le dialogue social, l’amélioration du statut des contractuels et un financement pérenne de l’Université des Comores.
Le Syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (Sneuc) entend privilégier le dialogue social pour éviter les mouvements de grève en cours d’année universitaire. Lors d’un point de presse tenu hier lundi 26 octobre à l’École de médecine et de santé publique, à Moroni, son secrétaire général, Youssouf Boinaheri, est revenu sur la levée du mot d’ordre de grève illimitée qui avait perturbé la rentrée universitaire depuis le 14 septembre.
Selon Youssouf Boinaheri, le dialogue engagé entre le Sneuc, le rectorat et le ministère de l’Éducation nationale a permis d’enregistrer des avancées. Parmi les principaux dossiers évoqués figure l’amélioration des conditions administratives et financières des 170 enseignants contractuels.
Éviter les mouvements de grève en milieu d’année universitaire
Ces derniers vivent dans une situation d’instabilité professionnelle en raison de leur statut, a expliqué le responsable syndical. Autre point abordé : la levée de la suspension du secrétaire général du Sneuc, qui avait été écarté de ses fonctions par le rectorat le 6 janvier 2026. Cette mesure a été levée par une note, portant le numéro 060, signée par le recteur de l’Université des Comores le 10 octobre dernier. «Le syndicat ignore les raisons de cette suspension et celles de son enlèvement», a déclaré Youssouf Boinaheri.
Cette suspension figurait parmi les doléances du Sneuc et faisait partie des motifs avancés pour justifier la grève. Durant cette période, Al-watwan n’a pas pu obtenir le rapport de l’enquête qui avait, à l’époque, motivé la suspension du responsable syndical.Le secrétaire général du Sneuc a assuré que le syndicat s’était fixé pour principe d’éviter les mouvements de grève en milieu d’année universitaire, tout en reconnaissant que ce principe pouvait connaître des exceptions.
Youssouf Boinaheri a également insisté sur la nécessité de garantir à l’Université des Comores un financement pérenne. Selon lui, des ressources stables permettraient de mieux répondre aux besoins académiques et de limiter les risques de perturbation des activités pédagogiques et professionnelles.
Le responsable syndical a enfin appelé les autorités compétentes, notamment le rectorat et le ministère de l’Éducation nationale, à appliquer la loi sur l’enseignement supérieur, votée par l’Assemblée nationale et promulguée par le chef de l’État. Il a rappelé que l’Université des Comores constitue «un patrimoine commun dont la préservation relève de la responsabilité de tous».


