L’arrêt des cours de 72 heures (du mercredi 14 au vendredi 16 janvier), déclaré par le Syndicat des enseignants de l’université des Comores (Sneuc) a été à «90% respecté par les enseignants», à en croire les responsables du Sneuc. «Certains contractuels ont reçu des intimidations et ils étaient obligés d’enseigner tenant compte de leurs statuts professionnels », a expliqué au téléphone, Youssouf Boinaheri, rassurant que cet arrêt de cours n’est pas lié à sa suspension.
«Ce n’est que notre première réaction suite au non-respect de notre protocole signé avec le gouvernement, même si d’autres priorités qui méritent d’être effectives y figurent», a ajouté le secrétaire général du Sneuc. Dans les sites visités, hier jeudi, une salle de classe sur trois faisait cours. Au campus de Mvuni, moins de 60 étudiants étaient présents. De 09 heures à 10 heures, seules deux classes faisaient cours. Selon les étudiants interrogés, leurs enseignants ne s’y étaient pas présentés.
Le chef de la scolarité de l’Institut universitaire des Technologies (Iut), Kamardine Mohamed, a, quant à lui, rassuré qu’aucune interruption des cours n’a été enregistrée. «Le mercredi et jeudi tous les enseignants ont été présents, c’est pareil pour aujourd’hui, [hier jeudi] », a-t-il fait part. Des étudiants de l’Iut ont toutefois dit attendre depuis un peu plus d’une heure, un enseignant de Base de la géotechnique.
À l’Ecole de médecine et de santé publique (Emsp), les responsables de la scolarité, rencontrés entre 11 heures à 12h, ont refusé de s’exprimer car, «n’ont pas eu d’ordre de leurs responsables hiérarchiques». Les étudiants ont témoigné d’aucun arrêt de cours. L’administration centrale de l’Udc s’est pour sa part réjoui du «non-respect» du mot d’ordre du Sneuc.
«Nous tenons à exprimer notre reconnaissance à ceux qui ont fait preuve de responsabilité et de respect de leurs activités pédagogiques avec discernement», a souligné le secrétaire général de l’Udc, Mouigni Hamza Said. Et de saisir l’occasion pour évoquer «une irrégularité grave », faisant allusion à «la signature délibérée d’un diplôme en dehors des procédures établies». Il a annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer précisément les responsabilités dans cette affaire.

