Après un arrêt de 72 heures, le Sneuc confirme la reprise des cours à l’Université des Comores, mais maintient ses revendications et menacent d’une grève illimitée dès le 26 janvier prochain.

 

Les responsables du Syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (Sneuc) ont animé un point de presse le samedi 17 janvier 2026 à Moroni. Cette rencontre visait à dresser le bilan de l’arrêt des cours de 72 heures observé du jeudi au samedi, ainsi qu’à rappeler leur intention initiale d’entamer une grève illimitée à l’issue de ce mouvement. «Nous reconnaissons que certains enseignants n’ont pas respecté la consigne syndicale. Il s’agit principalement de collègues sous contrat à durée déterminée qui ont subi des intimidations de la part de l’administration», a déclaré un responsable syndical. Tout en saluant les enseignants ayant respecté le mot d’ordre, le secrétaire général adjoint du Sneuc a appelé l’ensemble du corps enseignant à redoubler d’efforts pour la défense des causes syndicales. La reprise des cours se poursuivra jusqu’au 26 janvier prochain. «Si aucune résolution concrète n’est obtenue d’ici là, une grève illimitée sera déclenchée», a averti Dr Dhoifir Loutfi. Il a toutefois réaffirmé «la disponibilité du Sneuc à dialoguer avec les responsables de l’Université des Comores et le gouvernement afin de trouver des solutions à leurs doléances». 
Les responsables syndicaux ont également rejeté les déclarations du directeur de l’enseignement supérieur selon lesquelles les revendications du Sneuc seraient satisfaites à 90 %.

Une reprise conditionnelle

Pour rappel, le Sneuc soutient que ses revendications ne sont pas d’ordre financier, mais visent essentiellement à améliorer le moral et la qualification des enseignants. Parmi ces revendications figurent la régularisation de l’arrêté de 2016 portant nomination de 23 enseignants-chercheurs, dont certains ont été injustement retirés du procès-verbal, le déblocage de la domiciliation bancaire des salaires, la réintégration  (refusée ou retardée) de trois enseignants, ainsi que la levée de la suspension d’un responsable du Sneuc.Concernant la suspension du secrétaire général du syndicat, son adjoint a précisé que le Sneuc ne le soutient pas en tant que responsable syndical, mais exige le strict respect des textes et une procédure transparente et équitable. «Les textes doivent être scrupuleusement respectés. Nous remettons en cause des procédures que nous considérons comme un acharnement», ont-ils conclu.