Après plusieurs semaines de tensions, le Sneuc annonce la levée du mot d’ordre de grève illimitée à l’Université des Comores, à la suite de compromis trouvés avec le ministère de l’Éducation nationale.

 

Le Syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (Sneuc) a décidé de lever officiellement le mot d’ordre de grève illimitée qu’il avait lancé depuis le 26 décembre dernier. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue hier mardi 10 février au Centre d’animation socio-culturelle de Moroni Mtsangani (Casm).Réunis pendant plus de quatre heures d’échanges, les enseignants ont estimé que des avancées significatives avaient été enregistrées dans les négociations avec le ministère de l’Éducation nationale. «Il est temps de reprendre nos travaux pour montrer notre reconnaissance aux efforts entrepris par le ministère. La majorité de nos revendications ont trouvé des résolutions, et celles qui restent sont en cours de réflexion. Nous avons confiance», a déclaré Hassani Youssouf, ancien responsable et cadre du Sneuc.

Des doléances… «partiellement résolues»

À l’issue de cette assemblée générale, les enseignants ont indiqué avoir remis leurs sujets d’examens aux services compétents, pour permettre ainsi la poursuite normale des compositions du premier semestre en cours.De son côté, le secrétaire général de l’Université des Comores (Udc), Mouigni Hamza Said Issimaila, a affirmé dans un entretien accordé à Al-watwan la veille lundi qu’ «aucune grève n’avait été constatée par l’administration centrale ces derniers jours». Il a affirmé que «les examens se sont déroulés normalement lundi et mardi».Selon lui, «en réalité, la majorité des doléances du syndicat ont déjà trouvé des réponses positives». Il a notamment précisé que la question des nominations d’enseignants, qui avait suscité des débats en raison de dossiers incomplets, a été partiellement résolue. Le Sneuc disposerait d’ailleurs, selon lui, «d’une copie de l’arrêté de nomination de trois enseignants ayant régularisé leur situation administrative».