Une tournée menée la semaine dernière dans les 16 lycées et 29 collèges de l’île a permis de relever plusieurs difficultés.
La direction régionale de l’enseignement secondaire de Ndzuani fait état d’un manque d’enseignants et d’infrastructures dans plusieurs établissements. Ce constat fait suite à une tournée dans les 16 lycées et 29 collèges de l’île. Vendredi, le directeur et le coordinateur régional des directeurs d’écoles au niveau de l’île, Attoumane Houmadi, a présenté la synthèse de cette tournée.
Dans cet entretien accordé à Al-watwan, le directeur indique avoir également associé plusieurs acteurs à cette tournée, comme les maires. Il évoque notamment le manque d’effectifs enseignants dans plusieurs établissements, aussi bien dans le primaire que dans le secondaire.
Il annonce l’objectif de sa tournée déjà réalisée dans 43 des 45 établissements que comme compte l’enseignement secondaire à Ndzuani. «Après la rentrée des enseignants et des élèves, nous avons l’habitude de faire des tournées dans les établissements, pour voir si les dates sont respectées et les éventuelles difficultés que rencontrent les établissements», a-t-il introduit.
Selon lui, plusieurs établissements disposent d’effectifs d’élèves importants, mais ne disposent pas de suffisamment de salles de classe. «J’ai entamé une tournée dans les 16 lycées et 29 collèges que compte la direction de l’enseignement secondaire dans l’île. Sur place, j’ai fait face à de nombreuses difficultés. Dans certains établissements secondaires, les effectifs sont là mais manquent d’infrastructures, de salles de classe. Il y a aussi le fait que certains élèves se rendent dans les établissements seulement quelques jours, voire deux semaines après la rentrée», a-t-il expliqué.
Le coordinateur des directeurs annonce un manque d’enseignants dans plusieurs établissements. Au niveau du secondaire, les besoins concernent notamment les langues et les matières scientifiques. «J’ai fait un constat de manque d’effectifs d’enseignants dans de nombreux établissements, qu’il s’agisse du primaire ou du secondaire. À notre niveau, pour pallier le problème, nous faisons un redéploiement des enseignants là où le besoin est et pour compléter les horaires des enseignants, qui sont, pour le lycée, 18 heures et 21 heures pour le collège.
C’est toujours en accord avec l’inspection générale de l’Education nationale, en attendant les affectations qui seront faites par le ministère», a indiqué Attoumane Houmadi.
Selon lui, le déficit est particulièrement marqué dans certaines disciplines. «Il y a un grand manque au niveau de l’école primaire. Pour les collèges et les lycées, c’est un manque d’enseignants de langue, notamment d’anglais et d’arabe, et dans les matières scientifiques», a-t-il souligné.
Dans certains établissements, des réunions ont été organisées avec les proviseurs, les enseignants, les élèves, les parents et les maires. «La tournée a permis également d’insister sur le calendrier scolaire établi par le ministère. Durant la semaine, j’ai pratiquement fait toutes les écoles, sauf deux, avec qui, pour certains, j’ai réuni les proviseurs, les enseignants, les élèves, leurs parents et les maires comme à Domoni ou à Liwara. L’objectif, c’est de recueillir les réactions et avis de toutes les parties», a-t-il expliqué.
Interrogé sur les conséquences éventuelles du manque d’enseignants sur le calendrier scolaire, le responsable se veut rassurant. «Il n’y a pas de danger du fait qu’il y a un manque d’enseignants. Dans ces établissements, les directeurs et proviseurs sont en constante discussion avec les enseignants pour pallier. Je peux le dire, il y a des enseignants qui se sont engagés à côté de l’État pour cette cause. Je connais un enseignant du collège qui assure aujourd’hui, 28 heures bien au-delà des horaires. Il s’est engagé à assurer les cours. Cela va dans notre objectif commun de faire évoluer le pourcentage des examens un peu plus chaque année», a-t-il déclaré.
Des établissements en chantier
Le manque d’infrastructures constitue un autre constat de la tournée. Plusieurs établissements scolaires sont actuellement en chantier à Ndzuani, aussi bien dans le primaire que dans le secondaire et le secteur technique. Il s’agit selon lui, des collèges de Mirontsy, Koni, Bambao Mtsanga, Moya, Uvanga ou encore des lycées de Mutsamudu et Domoni. «C’est pour résoudre le manque d’infrastructures scolaires vu le nombre conséquent d’élèves dans le public. Le chef de l’État, avec son objectif de l’émergence, le ministère de l’Education et ses partenaires, ont mis en place un programme. Le projet Rehema a également un programme de réhabilitation de 85 établissements au niveau national, et nous espérons que la majorité soit à Ndzuani», a-t-il conclu.

