A travers ce projet, le gouvernement souhaite améliorer la qualité de l’enseignement par le renforcement des capacités didactiques à tous les niveaux, l’hygiène en milieu scolaire, rénover des établissements d’enseignement et expérimenter un programme de cantine scolaire dans «certaines zones pilotes».
Le ministère de l’Education nationale, en partenariat avec la Banque mondiale, a lancé ce vendredi 24 avril, à Bonovo (siège du gouvernorat de Mwali), le projet «Rehema» porté par le gouvernement et financé par la Banque mondiale. Ce projet vise à «améliorer la qualité de l’enseignement et le taux d’achèvement dans l’éducation nationale tout en promouvant un meilleur apprentissage des élèves et un renforcement des capacités institutionnelles du système éducatif comorien».
Le projet vise à rehausser, pendant une durée de 3 ans (avril 2026-juin 2029) le niveau de l’éducation de base et la qualité des apprentissages, face aux difficultés persistantes des élèves. La cérémonie de lancement a vu la présence d’élus communaux, de responsables de l’Education nationale et d’ autorités de l’île, invités pour la circonstance. À l’occasion, le ministre de l’Education nationale, Bacar Mvoulana, a expliqué les tenants et les aboutissants de ce projet.
Plusieurs chantiers déjà engagés
Selon lui, l’Education aux Comores fait face à des défis majeurs qui freinent le développement du pays, notamment « des résultats scolaires insuffisants, des infrastructures vétustes, des sureffectifs dans les classes, une gouvernance à renforcer pour ne citer que ceux-là». «Face à ces défis, le gouvernement avec l’appui de la Banque mondiale a décidé d’agir avec ambition, méthode et durabilité», a-t-il déclaré.
Le ministre a également mis en avant l’ampleur des actions prévues, notamment en matière de formation des enseignants pour renforcer les méthodes didactiques et pédagogiques,de réhabiliter les écoles, de garantie de la sécurité et de l’hygiène et ainsi que de la modernisation du ministère de l’Education nationale. Il a également annoncé plusieurs chantiers déjà engagés dans le secteur.
Parmi les innovations du projet figure la mise en place de cantines scolaires dans certaines zones pilotes. «Ce sont les élèves du primaire, des enseignants, directeurs d’écoles, inspecteurs et les communautés qui bénéficieront de ce programme » a-t-il indiqué. Bacar Mvoulana a appelé les autorités communales à prendre le relais pour sensibiliser la communauté locale à la pérennité de ces initiatives.
Abordant la question de la plateforme numérique «e-msomo», le ministre a remercié les acteurs éducatifs de l’île puisque le taux d’adhésion des établissements privés à Mwali a dépassé les 70%, contrairement à Ndzuani où peu d’écoles privées ont adhéré à cette plateforme.



