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Azali Assoumani à Misiri pour remercier l’électorat anjouanais

Azali Assoumani à Misiri pour remercier l’électorat anjouanais

Elections 2019 | -   Sardou Moussa

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Le président-candidat a appelé ses adversaires politiques à «suivre l’exemple» de Jean-Slim Naoioui, un des huit candidats à l’élection du gouverneur de Ndzuani présent à la cérémonie, qui a reconnu sa défaite et rejoint la mouvance présidentielle.

 

Le président-candidat Azali Assoumani, déclaré provisoirement réélu dès le premier tour de la présidentielle de dimanche dernier par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), a rencontré ses partisans de l’île de Ndzuani hier, jeudi après-midi, au stade de Misiri à Mutsamudu.
C’était une rencontre de «félicitations et de remerciements», à l’endroit des anjouanais, pour «m’avoir de nouveau redonné sa confiance», selon ses termes. «Depuis aujourd’hui, je suis un anjouanais. Mais priez pour moi car vous m’avez prêté et j’espère vous rendre», a-t-il déclaré. Il s’est réjoui du vote des anjouanais, qui leur a permis, au candidat gouverneur Anissi Chamsidine et lui, d’être élus dès le premier tour. «Ye gwa moja ! [un seul coup !], a marché ici à Anjouan. Nous rendons grâce à Dieu, et prions pour qu’au deuxième tour à Ngazidja et à Mwali, Sitti Farouata et Saïd Fazul gagnent», a-t-il espéré, appelant au rassemblement et à l’unité du pays.
Azali Assoumani a, ensuite appelé ses adversaires politiques à «suivre l’exemple» de Jean-Slim Naoioui, un des huit candidats à l’élection du gouverneur de Ndzuani présent à la cérémonie, qui a reconnu sa défaite et rejoint la Mouvance présidentielle.


Avant le président, Anissi Chamsidine a pris la parole pour annoncer qu’ «aujourd’hui on ferme la première page de mise en application des recommandations des Assises nationales». C’est pour lui «un jour de pardon et de paix». Il a remercié le chef de l’Etat pour lui avoir «permis d’être réélu une deuxième fois» gouverneur de Ndzuani. Et d’ajouter que le choix que viennent de faire les Comoriens, c’est la «différenciation entre l’éducation que nous avons reçue et celle qu’ils ont, eux, eue», réaffirmant au passage sa «soumission» au chef de l’Etat.
Au tout début de la cérémonie, Mohamed Rachad, député de Domoni (qui a quitté le parti Juwa au profit de la mouvance présidentielle), a rappelé au président que les anjouanais étaient «des gens habitués à lier la parole aux actes», pour dire tout simplement qu’ils ont tenu leur promesse de le réélire. Mais le député a pour cela souhaité qu’ils en soient récompensés.



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