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Législatives et communales 2020 I Le budget prévisionnel arrêté à 1,98 milliard de francs

Législatives et communales 2020 I Le budget prévisionnel arrêté à 1,98 milliard de francs

Elections 2019 | -   Ali Abdou

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Le ministre en charge des élections a annoncé que l’ensemble des conditions relatives au respect du calendrier électoral sont réunies pour l’organisation des législatives et communales, les 19 janvier et 23 février 2019. Il a fait part du budget provisionnel estimé à 1,98 milliard de francs, qui sera financé en totalité par le gouvernement à travers le fonds de la consolidation de la démocratie (Focad).

 

A quelques heures du début du retrait des dossiers de candidatures pour le compte des élections des représentants de la Nation et des conseillers communaux, le ministre de l’Intérieur en charge de l’organisation des élections, Mohamed Daoudou, a accordé un entretien exclusif à Al-watwan, pour revenir sur les préparatifs des prochaines échéances électorales, prévues aux mois de janvier et février 2020. Mohamed Daoudou a rappelé qu’avant la convocation du corps électoral, le ministère en charge des élections à travers ses différents départements s’était investi pour se préparer au renouvellement de l’Assemblée nationale, sachant que la présente législature a entamé sa dernière session ordinaire. Il a souligné qu’au mois de septembre dernier, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) s’est conformée au code électoral, en organisant une révision exceptionnelle du fichier électoral. Selon lui, à travers cette opération, plus de 15.000 nouveaux électeurs se sont enrôlés.

Début du retrait des dossiers ce 6 novembre

Le ministre des élections a tenu à remercier l’ensemble des acteurs du processus électoral, qui depuis la convocation du collège électoral, le 19 octobre dernier, se sont mis au travail pour être dans les délais. Le patron des élections a indiqué qu’à partir de l’appel du chef de l’État aux Comoriens pour se rendre aux urnes en vue de choisir leurs futurs représentants, la direction des élections et la Ceni ont engagé le processus de mise en place des différentes instances en charge des élections.  Il a soutenu que depuis à peine deux semaines, les Commissions électorales insulaires indépendantes (Ceii) ont été mises en place sur l’ensemble des îles de Ngazidja, de Ndzuani et de Mwali. «Et les membres de ces différentes commissions ont déjà prêté serment conformément à la législation en vigueur. Et dans les prochains jours, les Commissions électorales communales indépendantes (Ceci) seront également investies», a-t-il fait savoir.


Le ministre a fait part de la mise en place du comité d’accréditation des observateurs nationaux et internationaux, composé des représentants de la direction des élections, de la Ceni et du ministère des Affaires étrangères. Il a informé que l’ensemble de la documentation relative à l’organisation des prochaines élections a été transmis aux partenaires techniques et financiers, en vue de suivre de près le déroulement du processus électoral. D’après lui, une rencontre avec les acteurs et les partis politiques légalement reconnus, a eu lieu, dont seuls les partis Juwa et Updc, deux formations politiques de l’opposition, n’avaient pas répondu à l’invitation. «A travers cette réunion nous les avons fait part de l’ensemble du processus électoral et souhaité leur contribution pour des élections libres, transparentes et apaisées», soutient-il.
Du côté du budget, Mohamed Daoudou a fait savoir que son département ministériel avec l’assistance du ministère des Finances, du budget et du secteur bancaire a déjà établi le budget provisionnel qui doit permettre l’organisation des élections. Et selon lui, ce budget est évalué à hauteur de 1,98 milliard de francs. Il sera financé par le gouvernement à travers le fonds de la consolidation de la démocratie (focad). Toutefois, le ministre de l’Intérieur a annoncé que des partenaires techniques et financiers se sont prononcés volontiers à appuyer le processus électoral. «Et dans l’ensemble, toutes les conditions sont réunies pour l’organisation des élections libres, transparentes, apaisées et démocratiques, pour également respecter les dates fixées par le chef de l’État», conclut-il.

 

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