Les 7 et 8 mai derniers, les pays de l’océan Indien se sont réunis à New Delhi, en Inde, à l’occasion de la 10ᵉ édition du Dialogue de l’océan Indien. Cette rencontre s’est tenue autour du thème : «La région de l’océan Indien dans un monde en transformation».
Les Comores ont pris part, les 7 et 8 mai derniers à New Delhi, en Inde, à la 10ᵉ édition du Dialogue de l’océan Indien. Le pays était représenté par l’ambassadeur Mirhane Bourhane, inspecteur général des Affaires étrangères, et Moina Haniat Swalha Ahmed Ali, directrice générale de la Coopération internationale.
Le thème retenu pour cette rencontre était : «La région de l’océan Indien dans un monde en transformation». Selon le ministère des Affaires étrangères, les échanges ont porté sur plusieurs thématiques majeures, notamment «la sécurité maritime, l’économie bleue, la gestion des catastrophes et la résilience, le commerce, la connectivité et les investissements, le changement climatique, ainsi que la science, l’innovation et l’autonomisation des femmes».
Au cours des discussions, les panélistes ont convergé vers une conviction commune : «Ce qui se passe dans la région de l’océan Indien façonnera ce qui se passe au-delà». Ils ont insisté sur l’importance stratégique de l’océan, en rappelant que «nul ne peut parler des hydrocarbures sans parler de l’océan». Les participants ont également mentionné la nécessité, pour les pays de la région, de travailler en étroite collaboration afin de relever les défis liés à la gouvernance maritime, dans un contexte mondial marqué par de fortes tensions géopolitiques.
Les défis liés à la gouvernance maritime
Dans son intervention, le chef de la délégation comorienne, l’ambassadeur Mirhane Bourhane, a mis en avant l’importance de l’économie bleue. Selon lui, «l’économie bleue n’est pas seulement un concept de croissance»,mais aussi «une nécessité pour renforcer notre sécurité alimentaire, dans un contexte où une grande partie de notre population dépend directement de la mer ;lutter contre la pauvreté en créant des emplois durables pour les jeunes et les femmes ; et préserver nos ressources naturelles, dont la dégradation compromettrait irrémédiablement notre avenir».



