A l’issue de la 76è session de l’Oms pour l’Afrique qui s’est déroulée du 24 au 28 août en Ethiopie, le directeur national de lutte contre les Maladies revient sur les interventions de la partie comorienne
Quelles ont été les priorités défendues par les Comores à cette réunion continentale ?
Les Comores ont plaidé pour une meilleure prise en compte des réalités des petits États insulaires, notamment en matière de financement de la santé, de ressources humaines, de préparation et des réponses aux urgences sanitaires, d’accès aux médicaments et de renforcement des systèmes de santé. Nous avons également insisté sur la nécessité d’un accompagnement technique et financier proportionné à nos capacités et à nos contraintes spécifiques.
Qu’est-ce que les Comores ont bénéficié de cette session ?
Cette participation a permis aux Comores de faire entendre leur voix dans les grandes orientations sanitaires de la Région africaine, de défendre leurs priorités nationales et de renforcer le dialogue avec l’Oms et les partenaires. Elle a également permis de mieux positionner le pays pour bénéficier des mécanismes régionaux de coopération, d’assistance technique et de renforcement des capacités.
Quelles sont les principales résolutions adoptées ?
Plusieurs accords-cadres régionaux importants ont été adoptés notamment sur les ressources humaines en santé, le financement de la santé, la réglementation des produits médicaux, le développement de la petite enfance, les équipes médicales d’urgence et la transition de la lutte contre la poliomyélite. Par rapport aux Comores, ces accords-cadres constituent des opportunités pour renforcer notre système de santé, notamment la formation du personnel, la réponse aux urgences, la réglementation des médicaments et produits de santé et le financement de la santé. L’enjeu est maintenant de traduire ces orientations régionales en programmes et projets concrets pour les Comores, avec l’appui de l’Oms et de nos partenaires.




