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Communauté de développement d’Afrique australe: Mokgweetsi Masisi attendu à Moroni ce mardi

Communauté de développement d’Afrique australe: Mokgweetsi Masisi attendu à Moroni ce mardi

Politique | -   Dayar Salim Darkaoui

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En tournée dans les États membres de la Sadc, le tout nouveau président du Botswana, Mokgweetsi Masisi, est attendu à Moroni ce mardi. Il doit rencontrer le président Azali Assoumani dans le cadre “du renforcement du processus d’intégration régionale et du raffermissement de la coopération bilatérale”. Le Botswana s’impose comme un modèle en Afrique en matière de bonne gouvernance. Le pays a fait de la défense de la démocratie et de la lutte contre la corruption la base de sa politique pour le développement.

 

Le nouveau président du Botswana, Mokgweetsi Masisi, est attendu à Moroni ce mardi 8 mai,dans le cadre de sa tournée dans les États membres de la Sadc (Communauté de développement d’Afrique australe). Il doit être reçu, durant cette visite de moins de vingt-quatre heures, par le chef de l’État, Azali Assoumani, au palais présidentiel de Beit-Salam.


“Il sera question, entre autres, du renforcement du processus d’intégration régionale et du raffermissement de la coopération bilatérale”, révèle un communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Cette visite intervient un peu plus d’un mois après l’investiture, le dimanche 1er avril dernier, de Mokgweetsi Masisi à la tête du Botswana. Un État enclavé de l’Afrique australe qui couvre une superficie de 518.730 km2 et compte 2,2 millions d’habitants.

Le Botswana est connu pour sa stabilité politique.Il s’impose, en Afrique, comme un modèle en matière de bonne gouvernance.Une bonne gouvernance qu’illustre la passation apaisée du pouvoir entre l’ancien président, Seretse Ian Khama – au pouvoir depuis avril 2008 –et celui qui fut son vice-président, Mokgweetsi Masisi. Ce dernier accède automatiquement à la tête du pays  après la démission de son prédécesseur – 18 mois avant le terme de son mandat et les élections générales – pour se conformer à la Constitution, laquelle veut que le chef de l’État n’aille pas au-delà de dix ans de règne.


Le Botswana a fait de la protection de l’environnement, la défense de la démocratie et la lutte contre la corruption la base de sa politique pour le développement. Ce qui le place dans le peloton de tête des pays d’Afrique subsaharienne dans les classements internationaux du climat des affaires. L’un des premiers de l’indice de bonne gouvernance en Afrique de la fondation Mo Ibrahim. L’Ong transparency international le considère, en outre, comme le pays le moins corrompu en Afrique (34eme au rang mondial).


Mokgweetsi Masisi, âgé de 55 ans, est issu du parti démocratique du Botswana (Bdp), qui a remporté haut la main les élections en 2009 et 2014. Cet ancien enseignant et ministre de l’Éducation hérite d’un pays stable économiquement, grâce essentiellement aux exportations de diamant (80% des exportations), de la viande bovine   au tourisme. Le pays reste cependant confronté à un taux de chômage croissant (près de 22% de la population est touchée par le chômage). Les principaux défis que doit relever le nouveau président sont donc la réduction de la dépendance aux matières premières et la création d’emplois.

Collaboration

“L’une de mes principales priorités en tant que président de ce pays sera de traiter le problème du chômage, en particulier des jeunes”, déclarera Mokgweetsi Masisi lors de sa cérémonie d’investiture au parlement botswanais. Il promettra également, dans son discours, d’œuvrer pour l’amélioration du traitement et la prévention du Vih-Sida, qui touche plus de 20% des adultes, soit l’un des taux les plus élevés en Afrique.


L’amitié entre les Comores et le Botswana dépasse le cadre bilatérale. Le pays s’est déjà proposé, lors des compétitions internationales des jeunes notamment, d’assurer le déplacement, l’hébergement et autres formalités administratives de la délégation comorienne. Témoignage, s’il le faut, de “la bonne collaboration entre les deux pays”, pour citer le journaliste sportif d’Al-watwan, Elie-Dine Djouma.


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