Les fonds serviront à soutenir la contribution annuelle de l’Etat comorien à l’Assurance Maladie généralisée (Amg), à renforcer ses structures éducatives et sanitaires et à apurer enfin les arriérés de dette à la Caisse de retraite des Comores (Crc).
Le ministre des Finances, Moussa Abderemane, et l’ambassadeur de France, Etienne Chapon, ont signé hier au ministère des Finances «une convention de financement», à travers l’Agence française de développement (Afd), destinée à soutenir trois volets : la contribution de l’Etat comorien à l’Amg (Assurance maladie généralisée), l’appui à la modernisation de certains établissements scolaires et sanitaires et enfin la stratégie d’apurement des arriérés de dette de l’Etat à la Caisse de retraite des Comores (Crc) pour un montant total de trois millions d’euros, soit un milliard quatre cent soixante-quinze millions de francs comoriens (1,475 millions) qui seront intégrés dans la loi de Finances 2026.
«Une composante de 600 000 euros ciblée sur l’assurance maladie généralisée (Amg), utilisée pour le refinancement partiel de la contribution annuelle de l’État à l’Amg ; une composante de 1 700 000 euros affectée à certains établissements autonomes de santé et d’éducation, pour accompagner leur modernisation et une composante de 700 000 euros affectée à l’apurement des arriérés de l’État à l’égard de la Caisse de retraite », indique un communiqué de presse distribué en marge de cette cérémonie à laquelle avait assisté la directrice régionale de l’Afd pour les île de l’Océan indien.
Le nouveau ministre des Finances s’est félicité de «l’accompagnement constant» de la France et son appui à de nombreux secteurs de développement. Moussa Abderemane a également rappelé «la vision portée par le chef de l’Etat consistant à réduire les coûts liés à la santé des Comoriens grâce au programme Amg», soulignant que l’Assurance maladie généralisée « aura un impact significatif dans la réduction de la vulnérabilité financière des ménages comoriens qui ont du mal à couvrir leurs charges en matière de santé».
Il a également souligné « la pertinence» de l’appui apporté à la Caisse de retraite des Comores et les fonds mis à la disposition pour moderniser des structures éducatives et sanitaires. «L’Etat s’emploie, avec le soutien des partenaires à répondre aux préoccupations de la population dans tous les secteurs», a-t-il déclaré.
Un paquet de projets déjà en exécution
De son côté, l’ambassadeur de France a rappelé «l’engagement» de son pays à soutenir les politiques de développement des Comores, soulignant que cette aide budgétaire s’inscrit dans un partenariat entre la France et les Comores.
Ensemble, les gouvernements comoriens et français se sont mis d’accord sur un certain nombre de secteurs sur lesquels notre action doit faire la différence pour améliorer la vie des Comoriennes et des Comoriens, ça c’est l’essentiel, que ça soit dans les secteurs de l’Education, la santé, les infrastructures et tant d’autres, a-t-il mentionné, rappelant aussi l’impact attendu du projet Assurance maladie généralisée, «en phase pilote» et qui, à ses yeux, «doit permettre aux comoriens dans les trois iles, gratuitement, de bénéficier des soins et de l’assurance médicale, c’est un changement majeur pour la vie quotidienne.
Et nous espérons que ce dispositif puisse être pérennisé ». Les deux pays sont liés par le Plan de développement France-Comores (Pdfc) convenu en 2019 et doté, depuis deux ans, d’une enveloppe globale de 260 millions d’euros. Un paquet de projets est en en cours d’exécution dans les secteurs de la Santé, de l’Education, de la formation et l’insertion professionnelle mais aussi de l’économie à travers la compétitivité des produits de rente via le projet Afidev, entre autres programmes.




