Lors de la signature du plan de travail annuel entre le Gouvernement de l'Union des Comores et le Système des Nations Unies, il a été dévoilé que 330 interventions sont planifiées pour l’année 2026, avec un budget global estimé à 32 917 165 dollars américains, soit un peu plus de 13 milliards de francs comoriens.

 

La cérémonie de signature du Plan de travail annuel (Pta) 2026 du Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable 2022-2026 s’est tenue hier, lundi 20 avril, au ministère des Affaires étrangères. L’événement a réuni le ministre de l’Économie assurant l’intérim du ministre des Affaires étrangères, Moustoifa Hassani Mohamed ainsi que le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies (Snu) aux Comores, James Bot.

Au total, 330 interventions sont planifiées pour l’année 2026, avec un budget global estimé à 32 917 165 dollars américains, soit un peu plus de 13 milliards de francs comoriens. Ce document stratégique est le fruit d’un travail conjoint entre les agences du Système des Nations unies et les partenaires nationaux, à l’issue d’une revue de la mise en œuvre du plan 2025, d’après le coordonnateur du Snu aux Comores. Organisée par la direction générale de la coopération, la cérémonie a rassemblé plusieurs hautes autorités, dont le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Imamou  Abdillah, et la commissaire générale au Plan, Najda Said Abdallah.


Le coordonnateur-résident, James Bot, a salué « l’engagement constant » des institutions comoriennes dans ce processus collaboratif. Il a souligné que ce plan constitue «le résultat d’un travail collectif et inclusif, qui a permis de mettre en avant la valeur ajoutée de chaque agence, fond, programme des Nations unies et leur complémentarité afin d’accompagner l’Union des Comores dans l’atteintes de ses objectifs de développement et les Objectifs de développement durable». James Bot a mis en avant la complémentarité des agences onusiennes pour accompagner le pays dans l’atteinte de ses objectifs de développement durable.


Dans ce plan de travail, un accent particulier est mis sur «l’environnement et le développement durable, qui représentent 46 % des activités prévues et 47 % du budget », à en croire le coordonnateur du Snu. Ces actions concernent notamment la préservation de la biodiversité, l’accès à l’eau potable, le développement des énergies propres telles que le solaire et la géothermie, ainsi que la résilience face aux changements climatiques.


Le volet économique occupe également une place importante, avec des initiatives liées à « la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), la sécurité alimentaire, l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que le développement de l’économie bleue».


Dans le domaine du capital humain, les Nations unies poursuivront, à en croire les responsables, leur « appui en matière de conception, formulation, coordination et pilotage des politiques et cadres normatifs du secteur de la santé, d’offre de services essentiels intégrés et équitables de santé, notamment la santé de la mère et de l’enfant, la nutrition de qualité ou encore en matière de protection sociale et la lutte contre les violences faites aux enfants, aux jeunes et aux femmes ».

Indicateurs satisfaisants

James Bot a rappelé que l’année 2026 marque une étape charnière, avec la fin du cycle actuel de coopération prévue le 31 décembre, ouvrant la voie à un nouveau cadre couvrant la période 2027-2030. « Le processus s’appuiera sur une approche systémique et prospective, intégrant les dynamiques économiques, sociales, environnementales et institutionnelles, ainsi que les voix des parties prenantes », a-t-il fait savoir.

«Ce rendez-vous annuel de signature, désormais inscrit dans notre agenda de coopération, formalise le partenariat solide, responsable et orienté vers les résultats, entre le gouvernement de l’Union des Comores et le système des Nations-unies, au service du peuple comorien », a, de son côté, déclaré le ministre de l’Economie, Moustoifa Hassani Mohamed, assurant l’intérim du ministre des Affaires étrangères. Ce dernier a évoquaé l’alignement du Pta 2026 avec les priorités nationales, notamment le plan Comores émergent à l’horizon 2030, ainsi qu’avec les agendas internationaux.


«Ces résultats illustrent, s’il en était besoin, la valeur ajoutée indéniable du système des Nations unies dans notre trajectoire de développement. Les indicateurs qualitatifs dont nous disposons déjà témoignent d’une mise en œuvre satisfaisante», a-t-il poursuivi, félicitant au passage le travail abattu par le coordonnateur-résident du Système des Nations unies et l’ensemble des équipes onusiennes et gouvernementales, notamment ceux du ministère des Affaires étrangères et du commissariat général au Plan pour l’élaboration de ce Pta 2026.

 Le ministre de l’Economie a conclu que cette signature marque non pas une fin, mais un nouveau départ. «Que le Pta 2026 soit mis en œuvre avec la même ardeur et la même détermination qui ont guidé les années précédentes, et que les 330 activités planifiées se traduisent en résultats tangibles, en opportunités réelles et en amélioration vérifiable des conditions de vie des Comoriennes et des Comoriens », a-t-il souhaité.