Les Comores et le Japon ont célébré, hier mercredi à Moroni, quarante années de coopération marquées par des réalisations concrètes et une volonté commune de renforcer leur partenariat pour le développement durable.
La Journée de Coopération Comores–Japon a été célébrée hier mercredi 5 juillet à l’hôtel Retaj en présence de nombreuses autorités, de la Jica (agence japonaise de coopération intercommunale), de l’Acci (Agence comorienne de coopération intercommunale), du corps diplomatique et de nombreux partenaires. Cette rencontre a permis de dresser le bilan d’une coopération vieille de plusieurs décennies et d’esquisser de nouvelles perspectives de partenariat en faveur du développement durable des Comores.
Ouvrant les travaux, le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Soibrine Assoumani Abdou, a salué une relation fondée sur «la confiance mutuelle, le respect et une vision commune de progrès». Au nom du gouvernement, il a exprimé la reconnaissance des autorités et du peuple comorien envers le Japon pour son appui constant au développement du pays. Selon lui, le partenariat entre les deux pays s’est traduit, au fil des années, par le transfert de compétences, le renforcement des capacités nationales et la réalisation de nombreux projets structurants dans des secteurs jugés prioritaires.
Il a rappelé que cette coopération s’inscrit dans la dynamique de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad), qui promeut un développement fondé sur l’innovation, les investissements de qualité, le développement du capital humain et des partenariats durables.
Le directeur de cabinet a souligné que les priorités de la Ticad convergent avec celles du Plan Comores émergent (Pce), estimant que cette complémentarité constitue un levier important pour accélérer la transformation économique et sociale du pays. Il a également mis en lumière les nombreuses réalisations issues de la coopération comoro-japonaise dans les domaines de l’économie bleue, de l’agriculture, de la santé, du tourisme, de la gestion des déchets et de la protection de l’environnement.
Quarante années de coopération
Des actions qui, selon lui, contribuent directement à l’amélioration des conditions de vie des populations tout en répondant aux priorités nationales de développement.
Prenant la parole à son tour, le directeur général adjoint de l’Acci et directeur général par intérim, Mohamed El-Had Mohamed Kari, a rappelé que cette journée symbolise la solidité des relations entre les Comores et le Japon. Il a indiqué que l’appui japonais constitue un levier essentiel pour la mise en œuvre du Plan Comores émergent et l’atteinte des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Il a souligné les nombreuses réalisations de cette coopération dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et de la pêche, avant de rappeler que le partenariat s’est progressivement élargi à d’autres domaines prioritaires, notamment la formation des cadres comoriens et la promotion de l’économie bleue. Selon lui, cette journée vise également à mieux faire connaître au grand public les actions menées par la Jica et à renforcer la visibilité des projets réalisés en partenariat avec l’AcciI.
Le représentant résident de la Jica, Kosuke Odawara, est revenu sur les quarante années de coopération entre le Japon et les Comores. «La coopération sous forme de dons a débuté dès 1980 et, dès l’année suivante, en 1981, les premiers stagiaires comoriens ont été accueillis dans les programmes de formation de la Jica», a-t-il rappelé.
Il a précisé qu’environ 300 cadres, techniciens et responsables comoriens ont bénéficié des formations organisées au Japon ou dans des pays tiers. «Au-delà des projets et des infrastructures, ce sont avant tout ces femmes et ces hommes qui représentent le résultat le plus durable de notre coopération», a-t-il affirmé, soulignant que le développement des ressources humaines demeure au cœur de l’engagement japonais.



