Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Oci a réaffirmé l’engagement des États membres à adopter des positions unifiées et fermes en défense de la souveraineté des États membres, au premier rang desquels la République fédérale de Somalie. Il a également annoncé son soutien aux droits légitimes du peuple palestinien conformément au droit international.

 

L’Union des Comores a participé aux travaux de la vingt-deuxième session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (Oci), consacrée à l’examen de l’évolution de la situation en République fédérale de Somalie, à la suite de l’annonce par Israël de la reconnaissance de ce qui est appelé la région du «Somaliland» en tant qu’État indépendant.
Les travaux de cette session se sont tenus au siège du secrétariat général de l’Organisation, dans la ville de Djeddah, au Royaume d’Arabie saoudite, le samedi 10 janvier 2026, avec la participation des ministres des Affaires étrangères des États membres ainsi que des représentants des institutions concernées.


La délégation comorienne était conduite par l’ambassadeur Issa Soulé Mmadi, ambassadeur de l’Union des Comores accrédité auprès du Royaume d’Arabie saoudite et représentant permanent auprès de l’Organisation de la coopération islamique, sur instruction du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mbae Mohamed.  Au cours de la réunion, les États membres de l’Oci ont fermement condamné la décision de l’entité «israélienne» de reconnaître la région dite du «Somaliland» comme État indépendant, la qualifiant de «violation flagrante de la souveraineté de la République fédérale de Somalie», de son unité et de son intégrité territoriale, ainsi que d’une violation manifeste du droit international et de la Charte des Nations Unies. «Cette reconnaissance est nulle et non avenue, dépourvue de tout effet juridique et n’entraînant aucune conséquence légale», lit-on dans le communiqué publié après la session.

 

 A travers ce communiqué, les États membres de l’Oci ont réaffirmé leur «attachement à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie», rejetant catégoriquement toute tentative visant à porter atteinte à son unité ou à saper sa souveraineté.Renouvelant sa «pleine solidarité» avec le gouvernement et le peuple somaliens, le Conseil a rejeté «catégoriquement toute mesure ou action susceptible de porter atteinte à l’unité du pays ou à sa souveraineté», et a souligné ainsi que «le respect de la souveraineté des États et de leur intégrité territoriale constitue le fondement essentiel de la sécurité et de la stabilité régionales et internationales».

Non aux agressions  israéliennes en Palestine

Le communiqué a également condamné la visite illégale effectuée par un responsable israélien dans la région dite du «Somaliland» le 6 janvier 2026, la qualifiant de violation flagrante de la souveraineté de la Somalie. Il a, en outre, rejeté «toute présence militaire, sécuritaire ou de renseignement étranger» sans consentement du gouvernement fédéral somalienet souligne que cette dernière est «illégitime sur le territoire somalien». S’agissant de la question palestinienne, le Conseil a condamné la poursuite des agressions israéliennes contre le peuple palestinien, le ciblage des institutions humanitaires, y compris les mesures arbitraires à l’encontre de l’UNRWA, ainsi que les attaques contre le sanctuaire sacré d’Al-Ibrahimi dans la ville d’Hébron. «Ces pratiques constituent de graves violations du droit international et des résolutions de la légalité internationale», déclare-t-on dans le communiqué.


A travers le communiqué, l’Oci a également réaffirmé son soutien à la solution des deux États pour résoudre la crise israélo-palestinienne. Il a alors appelé les pays qui n’ont pas encore reconnu l’État de Palestine à le faire et à soutenir son «adhésion pleine et entière aux Nations Unies». Le conseil a insisté sur la nécessité de «garantir les droits des prisonniers palestiniens, d’intensifier l’aide humanitaire au peuple palestinien et de renforcer sa résilience face à l’occupation». Les travaux de la session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Oci se sont achevés par la réaffirmation de l’engagement des États membres à adopter «des positions unifiées et fermes en défense de la souveraineté des États membres», au premier rang desquels la République fédérale de Somalie. Le conseil s’engage aussi à soutenir les droits légitimes du peuple palestinien conformément au droit international.