Ces travaux techniques doivent aboutir à l’élaboration de la stratégie 2026-2030 du Pnud aux Comores. Les participants sont appelés à tenir compte des réalités nationales dans l’élaboration de ce document cadre de coopération, misant sur les priorités citées dans le Plan Comores émergent (Pce).
Le ministre des Affaires étrangères par intérim, Abubakar Ben Mahamoud, a présidé hier, mercredi 28 janvier, à l’hotel le Retaj, l’atelier stratégique du bureau-pays du Programme des nations-unies pour le développement (Pnud). Cette séance de travail technique a rassemblé plusieurs ministres, la commissaire générale au Plan et différentes directions et organisations de la société civile, appelés à réfléchir autour de trois questions fondamentales, à savoir les domaines dans lesquels le Pnud dispose d’un avantage comparatif clair aux Comores ; les interventions que le Pnud doit renforcer, ajuster, réorienter ou, si nécessaire, même arrêter ; et comment mieux aligner son appui sur les priorités nationales et les capacités institutionnelles existantes.
Représentant le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l’Environnement, Abubakar Ben Mahamoud, a exprimé sa reconnaissance au représentant résident Luca Monge Roffarello, pour son engagement indéfectible pour le développement des Comores. «Nous sommes réunis aujourd’hui parce que les Comores entrent dans une décennie de vérité, celle où se jouera notre capacité collective à transformer nos vulnérabilités en leviers de souveraineté, de résilience et de prospérité», a fait savoir Abubakar Ben Mahamoud, appelant à l’implication de tout le monde afin d’«œuvrer pour accélérer des résultats transformationnels, tout en garantissant équité, inclusion, redevabilité et durabilité, dans le respect des principes fondamentaux de notre partenariat».
Selon lui, «l’année 2026 constitue un tournant décisif pour notre pays, marquant à la fois la fin du cycle actuel de coopération des Nations-unies et du Pnud, et le lancement du processus de préparation du prochain programme de coopération du Pnud 2027-2031. C’est également l’échéance de l’Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (Odd), ainsi que la fin du Plan Comores émergent (Pce) et de ses instruments de mise en œuvre».
Adapter la stratégie aux réalités nationales
Pour le représentant résident du Pnud aux Comores, Luca Monge Roffarello, «cet exercice revêt une portée particulière car il s’inscrit dans le cadre du cinquantième anniversaire du partenariat entre le Pnud et l’Union des Comores : demi-siècle de coopération, de dialogue et d’engagement au service du développement du pays». Selon lui, «les Comores, étant un petit Etat insulaire, font face à des contraintes structurelles bien connues, marquées par une vulnérabilité climatique, par des ressources budgétaires limitées et une dépendance accrue aux financements extérieurs».
Il soulignera que ces réalités imposent une exigence de cohérence, de priorisation et d’impact, et demandent des choix clairs et assumés. «Dans ce contexte, le Pnud ne peut pas être partout ni répondre à toutes les attentes», soutient le chef du bureau-pays du Pnud, indiquant que leur responsabilité collective est de concentrer leurs efforts là où la valeur ajoutée est plus forte, en alignement étroit avec les priorités nationales et les capacités réelles de mise en œuvre.
«La vision que nous souhaitons bâtir ensemble pour la période 2027–2031 reste fermement ancrée dans les principes fondamentaux du Pnud : les droits humains, l’égalité de genre, l’inclusion, la redevabilité et la durabilité. Mais ces principes doivent se traduire par des choix opérationnels concrets, mesurables et orientés vers les résultats», a-t-il souligné.
Saluant le rôle crucial que joue le Pnud depuis plusieurs décennies dans le pays, notamment dans l’appui au développement, le secrétaire général adjoint du gouvernement, Soilihi Mohamed Djouneid, a ainsi appelé à «une meilleure priorisation, une coordination renforcée des interventions, une utilisation optimale des ressources disponibles et un alignement de tous nos partenaires à nos priorités nationales».



