Le ministère des Affaires étrangères et la Ligue des États arabes organisent un séminaire de quatre jours à Moroni pour renforcer les compétences diplomatiques de cinquante participants.

 

Le ministère des Affaires étrangères, en partenariat avec la Ligue des États arabes, a ouvert le lundi 4 mai dernier, un séminaire de quatre jours consacré au perfectionnement des nouvelles formes de la diplomatie, à la négociation dans la résolution des conflits, aux mécanismes de fonctionnement de la Ligue des États arabes ainsi qu’aux mutations internationales. Au total, 50 participants prennent part à cette formation.


Dans son discours d’ouverture, Oumouri Mmadi Hassani, le ministre des Télécommunications assurant l’intérim de son collègue des Affaires étrangères, a souligné qu’après 50 ans d’indépendance, la diplomatie comorienne a besoin d’un souffle nouveau afin d’insuffler une dynamique d’évolution dans ses orientations stratégiques. Selon lui, elle doit être «plus que jamais à la hauteur des attentes de notre pays, aujourd’hui confronté aux réalités d’un monde nouveau, un monde multipolaire où les peuples ont davantage besoin de s’unir, de se solidariser et de se préparer pour faire face aux défis multiples de notre époque». 

«Consolider les liens de solidarité arabo-africaine»

Il a insisté sur la nécessité de bien comprendre les nouvelles formes de la diplomatie, de maîtriser les mécanismes de négociation dans la résolution des conflits et de s’approprier le fonctionnement de la Ligue des États arabes. Pour conclure, il a remercié les partenaires de la Ligue des États arabes, en affirmant que «les acquis de ce séminaire permettront de rendre notre diplomatie plus performante, avec des résultats susceptibles d’apporter des réponses appropriées aux enjeux internationaux actuels».


De son côté, l’ambassadeur Mohand Salah Ladjouzi, secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes, s’est réjoui de son retour aux Comores. Il a mis en avant l’importance de ce séminaire en présentant les différentes thématiques qui y seront abordées, à savoir «les négociations et le règlement des conflits, les mécanismes de travail au sein de la Ligue des États arabes, les pratiques diplomatiques modernes et l’action africaine commune».
Avant de clore son intervention, Mohand Salah Ladjouzi a indiqué que cette activité constitue la deuxième session de ce type organisée dans le cadre du partenariat entre l’Union des Comores et la Ligue des États arabes, représentée par le Fonds arabe d’assistance technique aux pays africains. La première session s’était tenue à Moroni en février 2025.


Le secrétaire général adjoint, également directeur du Fonds arabe, a profité de l’occasion pour présenter cette institution. «Ce Fonds a été créé en vertu d’une décision des dirigeants arabes lors du septième Sommet arabe tenu à Rabat en 1974. Il constitue l’unique institution relevant de la Ligue des États arabes spécialisée dans la fourniture d’assistance technique aux pays africains», a-t-il précisé.


Le Fonds vise notamment à «consolider les liens de solidarité arabo-africaine» et à «contribuer au développement économique et scientifique des pays africains» à travers l’octroi de bourses d’études, l’organisation de formations et l’envoi d’experts. Depuis sa création, il a «contribué à la formation de milliers de cadres africains dans divers domaines, notamment l’agriculture, l’irrigation, l’ingénierie, la médecine, les technologies de l’information et la diplomatie», a-t-il affirmé.