Les nouveaux ambassadeurs ont présenté leurs lettres de créances au président Azali Assoumai. Il s’agit des ambassadeurs de la Guinée, de la Slovaquie et de la Grèce.
Le chef de l’État, Azali Assoumani, a accepté hier, lundi 2 février, au palais de Beit-Salam, l’accréditation de trois nouveaux ambassadeurs auprès de l’Union des Comores. Il s’agit des ambassadeurs de la Guinée, de la Slovaquie et de la Grèce. Ces trois diplomates sont venus présenter officiellement leurs lettres de créance au président de la République lors d’une cérémonie tenue au palais de Beit- salam en présence de plusieurs membres du gouvernement.Le premier à être reçu est l’ambassadeur de la République de Guinée, Moriba Alain Koné. À l’issue de l’audience, le diplomate guinéen a souligné l’importance des relations diplomatiques et d’amitié qui unissent les deux pays depuis de nombreuses années. «Nous avons présenté les lettres de créance au président de l’Union des Comores et réaffirmé la solidité de nos relations, établies par nos devanciers et que nous avons su préserver», a-t-il déclaré.
L’ambassadeur a insisté sur «la volonté commune de renforcer davantage la coopération bilatérale à travers des actions concrètes, notamment dans le domaine de l’éducation». Il a rappelé que la Guinée a formé de nombreux cadres de l’administration comorienne et que cette coopération sera poursuivie et élargie à d’autres secteurs. Parmi les domaines évoqués figurent également le secteur minier, dans lequel la Guinée dispose d’une expertise reconnue, ainsi que l’agriculture et la pêche. «Les deux pays disposent d’importantes potentialités. Les ressources agricoles et halieutiques doivent être mieux valorisées à travers des accords et un partage d’expériences», a-t-il ajouté.
L’ambassadeur de la République de Slovaquie, Maros Mitrik, a été ensuite reçu par le chef de l’État pour la présentation de ses lettres de créance. Selon le conseiller diplomatique, Djae Ahamada Chanfi, le diplomate slovaque a exprimé «la volonté de son pays de renforcer les relations avec l’Union des Comores, en dépit de l’éloignement géographique entre les deux nations», soulignant que «les cœurs peuvent être proches malgré la distance». Enfin, l’ambassadeur de la République de Grèce, George Psiachas, a bouclé la série des audiences. Il a mis en avant «les principes communs de respect du droit international et de coopération multilatérale» qui lient les deux pays.
«Les Comores et la Grèce sont géographiquement éloignées, mais politiquement proches. Nous pouvons coopérer davantage à l’avenir», a-t-il affirmé, tout en souhaitant «prospérité au peuple comorien» avant de saluer»la beauté du pays» qu’il a découvert pour la première fois. Le conseiller diplomatique du président, Djae Ahamada Chanfi, a estimé que cette séquence diplomatique constitue «un grand pas dans l’évolution et le développement du pays», illustrant, selon lui, «la place grandissante de la diplomatie comorienne sur la scène internationale».
Il a rappelé «les relations historiques avec la Guinée, notamment dans le domaine de la formation des jeunes comoriens», ainsi que les perspectives de coopération avec la Slovaquie, notamment à travers l’Union européenne, et avec la Grèce, reconnue pour son expertise dans les secteurs maritime, touristique et halieutique. «Notre rôle désormais est de traduire ces engagements en actions concrètes», a conclu Djae Ahamada Chanfi.




