Les ministres condamnent avec «la plus grande fermeté» les affirmations de Mahamoud Salim Hafi et affichent leur unité au service de l’Etat sous le leadership du président de la République et la houlette du secrétaire général du gouvernement.
Le gouvernement, par la voix de sa porte-parole, Fatima Ahamada, a opposé un démenti formel hier jeudi 23 juillet aux propos tenus, la veille, sur une plateforme en ligne, par Mahamoud Salim Hafi. L’ancien ministre de la Jeunesse avait affirmé que «14 ministres» sur les quinze que compte l’Exécutif, avaient adressé «un courrier confidentiel» au chef de l’Etat dans lequel ils dénonceraient «des blocages» imputés au secrétaire général du gouvernement, Nour El Fath Azali.
«Ces allégations sont fausses et dénuées de tout fondement. Aucune démarche de cette nature, individuelle ou collective, n’a été engagée par un quelconque membre du gouvernement», ont réagi les ministres dans un communiqué de presse commun rendu public peu après une rencontre organisée dans la matinée au ministère des Transports avec la presse. «Nous ignorons ce supposé courrier et personne n’est au courant de cette démarche», a clarifié la porte-parole du gouvernement au cours d’une déclaration express avec ses collègues de l’Education et de l’Environnement.
L’unité et la cohésion des ministres
«Nous ne comprenons rien et nous nous demandons d’où vient cette volonté de vouloir nuire à la cohésion. Nous ne nous reconnaissons pas dans ces propos», a ajouté le ministre de l’Environnement, Abubakar ben Mahamoud. Les membres du gouvernement ont fait part de leur étonnement face aux propos tenus par M. Hafi. L’ancien secrétaire général adjoint du gouvernement avait tenu ses déclarations avec assurance et avec une grande gouaille, brandissant une sous-chemise rose en guise de ‘’preuve’’ de ses allégations. «Je vous le confirme.
Seule la ministre des Transports n’avait pas signé le courrier», a-t-il nuancé dans ses déclarations largement suivies sur les réseaux sociaux. Le gouvernement qualifie la déclaration de canular, réaffirmant son unité et sa cohésion. (Lire ci-dessous le communiqué intégral). «Une telle affirmation constitue une manipulation manifeste de l’opinion publique visant à installer la suspicion et à jeter le discrédit sur un exécutif qui fonctionne dans la cohésion et dans le respect dû à l’autorité du président de la République», souligne encore le communiqué du gouvernement qui précise qu’un «tel acte est grave et engage la responsabilité de son auteur devant les instances compétentes». L’ancien ministre Mahamoud Salim Hafi n’a pas réagi au démenti formulé par les membres du gouvernement.
(Lire ci-dessous le communiqué intégral).



