Le collectif Anjouan 2029 a présenté, devant la presse, les principales conclusions de son atelier de réflexion axé sur le processus électoral, organisé les 10 et 11 janvier 2026 à Moroni.

 

Lors d’une conférence de presse tenue samedi 17 janvier dernier au Select, le «Collectif Anjouan 2029» a dévoilé les conclusions en forme de recommandations issues de cet atelier sur le processus électoral de 2029. Le chef de la commission d’organisation, l’ancien député Latuf Abdou, a précisé que cette conférence visait à rendre publiques les principales orientations et recommandations adoptées dans le Mémorandum issu des travaux.Les participants ont unanimement réaffirmé trois points essentiels.

 D’abord, l’«attachement au respect strict de la Constitution de l’Union des Comores et de l’ordre constitutionnel». Ensuite, «le caractère non négociable de la tournante présidentielle de 2029 au profit de l’Île d’Anjouan » et enfin «la nécessité de réformes électorales anticipées afin de prévenir les crises pré et postélectorales». En attendant la publication du mémorandum complet, le collectif a présenté quatre axes majeurs dans un communiqué distribué aux journalistes : la réforme de la gouvernance électorale, la révision du code électoral, la réforme de la justice électorale et l’encadrement du rôle des forces de sécurité.

«Neutralité et crédibilité»

Pour garantir des élections libres, transparentes et pacifiques, les participants recommandent «une réforme en profondeur de la Commission électorale nationale indépendante et de ses démembrements», ainsi que la mise en place d’un «organe électoral permanent, professionnel et autonome, composé de membres issus de corps de métiers constitués, garantissant neutralité et crédibilité».


Concernant le code électoral, le collectif propose «le renforcement de la transparence du vote, du dépouillement et de la tabulation des résultats ; l’introduction de la tabulation par commune puis par île avant consolidation nationale ; et l’adoption de mécanismes renforcés de contrôle et de protection des représentants des candidats dans les bureaux de vote».

 Pour la justice électorale, il recommande « la révision des missions de la cour suprême en matière électorale, la limitation de ses compétences aux recours formellement introduits, et la création d’une chambre électorale spécialisée composée de professionnels garantissant impartialité et expertise ».
Enfin, sur le rôle des forces de sécurité, le collectif demande «une stricte neutralité durant le processus électoral, une intervention limitée au maintien de l’ordre selon la loi».