Les formations politiques de l’opposition à Ndzuani attendent une rencontre avec le président Azali Assoumani pour discuter des conditions électorales et des préoccupations nationales.
Des partis politiques et des personnalités de l’opposition ont rencontré, jeudi 8 octobre dernier à Mutsamudu, une délégation des Nations unies. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 20 octobre dans la même ville, ils ont rendu compte des échanges, axés notamment sur les élections de 2029 et les conditions de leur organisation. L’Updc, Orange, Naribarikishe yi Comores, Comred, Jfr et le parti Juwa figuraient parmi les formations représentées. Les discussions ont porté sur la nécessité d’organiser des élections libres et transparentes, mais également sur plusieurs préoccupations liées à la situation nationale.
Ancien candidat aux élections des gouverneurs, Abdel Kader Charkane a indiqué que les échanges avec la délégation onusienne avaient principalement porté sur les prochaines échéances électorales. «Nous avons une mission qui est de défendre les intérêts du pays. Nous avons été reçus. Les discussions avec la délégation des Nations unies, invités par le président Azali Assoumani, ont porté sur les prochaines élections de 2029. Il y a des préalables avant d’arriver à des élections libres», a-t-il expliqué.
Il a également affirmé que les participants avaient exprimé leur volonté de contribuer à l’organisation du scrutin. «Nous avons rassuré les institutions que nous avons exprimé notre volonté à accompagner, aux côtés du président Azali, l’organisation des élections. Nous voulons éviter ce qui s’est passé lors des dernières élections», a-t-il déclaré. L’ancien candidat a insisté sur la nécessité de mettre en place des garanties permettant aux résultats d’être acceptés par l’ensemble des Comoriens. « Nous voulons des élections libres qui seront acceptées par l’ensemble des Comoriens d’ici et de la diaspora et par la communauté internationales. Nous voulons des instances électorales solides, du niveau communal jusqu’à la Cour suprême », a-t-il dit.
L’opposition attend désormais une rencontre avec le chef de l’État pour aborder ces questions, mais aussi d’autres préoccupations nationales. « Nous attendons le jour de la rencontre avec le président pour discuter des sujets liés aux élections, la santé, les infrastructures ou encore l’éducation. Ces sujets vont encore faire partie des discussions lors de l’échange avec le chef de l’État», a annoncé Abdel Kader Charkane.De son côté, le secrétaire régional du parti Juwa, Nassur Said, a appelé les formations de l’opposition à se concerter en organisant un grand rassemblement.
Il a également invité les Anjouanais à se mobiliser en vue des prochaines échéances électorales. «Nous nous préparons pour accueillir les prochaines échéances. Nous sommes prêts à échanger avec les acteurs. Nous voulons que le prochain président issu de l’île soit élu et apprécié de tous», a-t-il déclaré. Il a, par ailleurs, lancé un appel aux partis politiques de l’opposition afin qu’ils harmonisent leurs positions. «C’est ensemble que nous devons bâtir ce pays. Également, je lance un appel à tous les partis politiques de l’opposition pour nous réunir et nous mettre d’accord sur certains points», a-t-il ajouté.
La mission onusienne, arrivée aux Comores à la demande du gouvernement, s’est entretenue avec l’ensemble des acteurs du processus éléctoral. Elle a rencontré des formations politiques du pouvoir et de l’opposition, des strcuctures de la societe civile, des responsables de nombreuses institutions. Elle avait pour objectif “d’evaluer la sitaution globale” mais aussi “recuillir les avis de la classe politique nationale” et surtout “identifier les besoins necessaires à l’organisation d’elections libres et transparentes”, selon la Direction générale des élections.




