Le séminaire portant sur l’évaluation des derniers cycles électoraux a pris fin après trois jours de travaux. Des recommandations pour améliorer la gouvernance électorale ont été formulées. Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahamada Assoumani devrait en assurer le suivi.
Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahamada Assoumani, a officiellement clôturé hier 16 avril, le séminaire qui portait sur l’évaluation des derniers cycles électoraux. La séance de clôture a vu la présence du secrétaire général du gouvernement, Nour el- Fath Azali, du coordonnateur résident du Système des Nations Unies (Snu), James Tsok Bot, ainsi que de ministres, de partenaires au développement de l’Union des Comores et de membres du Parlement.
Durant trois jours, des politiques, des acteurs de la société civile, des magistrats, des éléments des forces de l’ordre ont passé au peigne fin les élections de 2024 et 2025 afin d’en déceler les forces et les faiblesses, dans la perspective de celles à venir. Les travaux se sont déroulés dans un hôtel situé au sud de Moroni.Le directeur des élections, Mbae Toimimou, premier à prendre la parole a salué la qualité des travaux. Celui-ci, a de façon très solennelle remis les recommandations issues du séminaire au ministre en charge des élections, Mohamed Ahamada Assoumani qui devra se charger de leur mise en œuvre.
Housni Abdou Madi s’est brièvement exprimé tout en précisant «qu’il ne représentait pas toutes les voix de l’opposition». Le président fondateur du parti Swauti faisait en effet partie des opposants à avoir répondu présent au séminaire. L’ancien ministre conseiller à l’ambassade des Comores au Maroc dit espérer que les recommandations issues des trois jours de travaux seront «suivies ». Faizdine Youssouf qui représentait la majorité au pouvoir a déclaré, lors de son allocution que «la démocratie se construisait dans le dialogue et la recherche permanente de consensus».
Il a, par ailleurs, émis le souhait de voir « des réformes concrètes en vue de préparer des élections crédibles». Pour sa part, le coordonnateur résident du Système des Nations Unies aux Comores a salué le travail effectué par les séminaristes : « identifier à la fois les acquis à consolider et les défis à relever. Cette démarche témoigne d’une politique claire de renforcer la gouvernance démocratique et de consolider la confiance des citoyens dans les institutions », a-t-il notamment déclaré dans son discours.
«En parcourant rapidement les relevés de notes relatifs aux défis, aux analyses et aux recommandations que vous avez formulées au cours de ces trois jours d’échanges, on est heureux de constater que celles-ci couvrent l’ensemble des étapes composant le processus électoral avec une attention particulière sur la mise en œuvre des nouveaux droits tels que ceux de la diaspora et des personnes vulnérables», a notamment dit le ministre en charge des élections, Mohamed Ahamada Assoumani.
Et de poursuivre : «en substance, l’analyse a révélé des faiblesses sur le plan institutionnel et opérationnel dans la mise en œuvre des dispositions juridiques liées à des moyens limités et à des ressources humaines peu qualifiées ainsi qu’au non-respect des dispositions légales et réglementaires », a-t-il indiqué. Il a, par ailleurs, fait savoir que les recommandations tournaient autour de «la modernisation et la digitalisation des processus électoraux».
Pour le premier flic du pays, «2029, année de l’élection du président, c’est déjà demain, c’est dans deux ans». Aussi, «pour réussir ce rendez-vous électoral, les activités préparatoires telles que les réformes du cadre légal, la modernisation de l’administration électorale, le renforcement des capacités humaines et matérielles, l’étude sur le vote de la diaspora (…) constituent un plan opérationnel et exhaustif dont la réalisation conditionne la tenue d’élections libres, transparentes, apaisées et acceptées par tous».



