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Jour de référendum / Des tables et des urnes renvrsées à Sanfil

Jour de référendum / Des tables et des urnes renvrsées à Sanfil

Politique | -   Dayar Salim Darkaoui

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Les tables renversées, les urnes saccagées, les bulletins à terre... Sens dessus-dessous, c'est ainsi que l'on a trouvé le bureau de Sanfil, ce matin à 8 heures.

 

Au bureau de Sanfil à Moroni, les travaux sont mal partis; Quelques minutes après son ouverture, des individus munis d'un drapeau et coiffes de bandeaux rouges ont fait irruption scandant, selon les témoins, "allah akbar".

Un gendarme, qui aurait tenté de s'interposer, aurait la main sectionnée. Dans les couloirs du bureau, une traînée de sang témoigne de la scène macabre. Sur place un camion du Fcd, des véhicules de la gendarmerie nationale et de la police municipale. Une dizaine d'individus. Aucun n'a été arrêté. La scène a duré  trois minutes.

Le gendarme Ali Radjabou alias Abidhar, 37 ans, a intégré la gendarmerie nationale en 2001 après un stage de quelques mois au camp militaire d’Itsundzu. Originaire de Dzahadju Hambou, il est Marechal de logis et père de deux filles. En dehors des informations qui peuvent être tirées de ses états de service, ses collègues immédiats parlent « d’un type bon, calme » qui n’a enregistré, à ce jour, « aucune faute » au sein de sa section. « Je ne l’ai jamais vu être convoqué en conseil de discipline », assure un de ses potes qui reste à ses rescousses.   

Le gendarme a subi une opération de « colmatage » menée avec succès par des chirurgiens comoriens. Au moment où nous écrivions ces lignes (14h30), la famille et les autorités n’avaient rien dit d’officiel sur une éventuelle évacuation du gendarme à l’extérieur pour y subir des soins appropriés.

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