Le candidat indépendant Fahmi Saïd Ibrahim a inauguré son quartier général à Itsandra Sud le 25 décembre 2024, en compagnie de son suppléant Faissoil Youssouf. Cette ouverture a mobilisé une foule nombreuse, principalement des jeunes. La cérémonie s’est déroulée en présence de Djaffar Ahmed Said, ancien vice-président, qui a affirmé son soutien à l’ex-ministre, député et candidat à l’élection présidentielle de 2016. Lors de cet événement, le candidat a dévoilé son programme, centré, plus particulièrement, sur la préservation des terres comoriennes.
Fahmi promet de proposer une loi interdisant aux étrangers d’acquérir des terrains aux Comores. Il a dénoncé le manque de réciprocité, en rappelant qu’un Comorien ne peut devenir propriétaire en Inde ou en Tanzanie, et a évoqué des précédents historiques d’occupation étrangère. Selon lui, l’accès des étrangers aux terres comoriennes constitue une menace pour le pays et reflète une négligence des dirigeants actuels.Fahmi s’engage également à défendre les droits économiques des Comoriens.
Il prévoit de proposer une seconde loi interdisant aux étrangers d’exercer des activités commerciales sur des produits emblématiques comme la vanille, le girofle et l’ylang-ylang, qu’il considère comme un patrimoine national. Il critique les privilèges accordés aux étrangers dans ces secteurs, en contraste avec les restrictions imposées aux Comoriens à l’étranger. Se présentant comme un avocat déterminé à défendre les droits du peuple, Fahmi promet d’agir « en protecteur des intérêts des Comoriens » à l’Assemblée nationale. Il insiste sur l’importance de protéger la souveraineté économique et territoriale du pays.
De son côté, son suppléant Faissoil Youssouf a exprimé son engagement à soutenir la vision de cet avocat de profession. Il a affirmé vouloir répondre aux attentes de sa communauté et défendre les intérêts du district d’Itsandra Sud. Faissoil a justifié son choix de collaborer avec Fahmi, qu’il considère comme «une figure emblématique de la défense des droits et libertés des Comoriens».
Ali Bacar (stagiaire)