logo Al-Watwan

Le premier journal des Comores

Mission de la Francophonie : la Cour suprême estime disposer de toutes les garanties pour le processus électoral

Mission de la Francophonie : la Cour suprême estime disposer de toutes les garanties pour le processus électoral

Politique | -   Mohamed Youssouf

image article une
Arrivée dans le pays depuis le 27 février dernier, pour s’enquérir de la situation pré-électorale, la délégation de l’organisation internationale de la francophonie (Oif) a rencontré les autorités de la Cour suprême, jeudi dernier dans l’après-midi. C’était l’occasion pour cette délégation emmenée par l’ancien ministre malien, Tiéman Coulibaly, et deux expertes malgaches, de rappeler l’importance d’une Cour suprême dans un pays et de la nécessité de s’assurer de sa crédibilité en matière électorale, à en croire les propos rapportés par le directeur de cabinet du président de la Cour suprême, Mohamed Cheikh Charif Abdallah.

 


Le directeur de cabinet du président de la Cour suprême, Mohamed Cheikh Charif Abdallah.  rapporte que la délégation de l’Oif avait, dans un premier temps, apporter des explications quant aux éléments d’appréciation qui sont à la disposition de la haute juridiction. «Le président de la Cour a démontré que malgré l’absence de la loi organique sur la nouvelle Cour suprême, une loi qui dépendait de la loi d’habilitation qui n’a pas pu être adoptée, les textes existants suffisent pour mener à bien le processus électoral. Sur le plan légal et juridique, tous les instruments sont réunis», nous confirme le directeur de cabinet. Malgré ces explications, à en croire notre source, la délégation de la Francophonie aurait persisté pour savoir si la Cour est suffisamment outillée pour faire face aux échéances. «À cette question, il a fallu expliquer que les magistrats de la Cour sont des professionnels, expérimentés et reconnus par tous les acteurs politiques nationaux. À titre d’exemple, pour marquer sa neutralité, la Cour suprême a éconduit un arrêté du ministre en charge des élections qui visait à suspendre un membre de la Ceni récemment», selon toujours le briefing du directeur de cabinet du président Cheikh Salim Said Athoumane.
Quant à l’organisation pour examiner les requêtes, la présidente de la section administrative statuant en matière électorale, Harmia Ahmed, a expliqué aux observateurs qu’une équipe enregistre les requêtes, une autre se charge de la compilation des textes et une autre procède à la rédaction des décisions. Pour répondre à la question sur le degré de confiance de la population vis-à-vis de la haute juridiction, les autorités estiment que les critiques ne manqueront pas. «Toutefois, je rappelle que les magistrats sont toujours nommés par le chef de l’État selon leurs compétences, probité, intégrité et leur caractère apolitique. J’ai totalement confiance en mes collaborateurs», auraient déclaré Cheikh Salim.


C’est toujours dans l’optique de gagner en crédibilité, selon notre interlocuteur, que la Cour suprême compte organiser incessamment des formations en faveur des délégués qui seront déployés sur l’ensemble du territoire afin que «ces derniers puissent disposer des éléments nécessaires pour mener à bien leur travail le jour-J». Pendant près d’une heure, la Francophonie a insisté sur le travail impartial des magistrats de la Cour, le degré de neutralité avant d’encourager la haute juridiction quant à l’organisation interne et au traitement des opérations électorales.

Mohamed Youssouf

Commentaires