Reconnaissant le poids que représente l’Oeacp, son secrétaire général, l’ancien ministre tchadien de l’Economie a appelé les pays membres à mieux donner un souffle nouveau à l’organisation pour répondre à ses aspirations propres sans se détourner des réalités contemporaines.
Devant les Etats membres, le secrétaire général de l’Oeacp a défendu avec force l’idée de la transformation de l’institution. Moussa Saleh Batraki juge nécessaire de pousser à l’adoption d’une nouvelle approche et à l’élaboration de nouveaux outils pour mettre l’organisation au cœur des grands enjeux internationaux.«Le monde dans lequel nous vivons fait face à de nombreuses et parfois profondes mutations : reconfigurations géopolitiques, crises climatiques et environnementales, transformations technologiques accélérées, pressions économiques et sociales, et remise en question du multilatéralisme traditionnel», a-t-il d’abord souligné avant de poursuivre : «Face à une telle situation, l’OEACP ne doit pas se limiter à subir, mais devrait plutôt s’évertuer à anticiper, à proposer et à agir».
Pour lui, cette transformation passe d’abord par la capacité de «renforcer sa pertinence politique» en faisant de «notre Organisation une plateforme stratégique capable de porter efficacement la voix du Sud, une voix unie dans les grandes enceintes internationales». Elle passera, ensuite, selon Moussa Saleh Batraki par la modernisation de «ses instruments d’action», via à terme par «une coopération Sud-Sud et triangulaire plus opérationnelle; des partenariats diversifiés et équilibrés, une mobilisation accrue du secteur privé, des jeunes et des femmes, et une intégration intelligente du numérique, de l’innovation et de la connaissance».
Enfin, le patron de l’Oeacp souhaite que l’organisation place «nos populations au cœur de l’action collective, en traduisant nos décisions en résultats concrets», citant divers domaines prioritaires : «emplois décents, sécurité alimentaire, transition énergétique juste, résilience climatique, inclusion sociale et opportunités pour la jeunesse». Les dirigeants des 79 pays devraient adopter une déclaration commune et approuver une feuille de route de mise en œuvre des recommandations issues des forums et des autres sessions techniques. Et décider du lieu du prochain sommet de l’Oeacp.



