Après la prière à Itsandzeni où il a fait un recadrage sur le concept du «Renouveau», Nour El Fath Azali a visité le site de pompage d’eau de Hadjambu, les pistes rurales de Dimadjou et de Mnoungou-Batou-Bandasamlini avant de justifier ses tournées par «la volonté des autorités de se rapprocher de la population pour mieux toucher et partager leurs préoccupations».
Le secrétaire général du gouvernement a effectué une tournée aux allures politiques dans la région de Hamahame pour échanger avec les habitants et notamment s'enquérir des différents projets en cours dans la région. Nour El Fath Azali était accompagné du ministre des Affaires étrangères, Mbaé Mohamed, du conseiller privé du chef de l’Etat, Houmed M’saidié, de son adjoint, Soilihi Mohamed Djounaid, du chef de pôle Fouad Goulam, des maires des deux communes de la zone, des techniciens du ministère de l’Energie et des cadres de la région.
Une nouvelle forme de leadership de gouvernance
Après un passage à Mbeni pour rendre visite à l’ancien préfet Mohamed Ansum, Nour El Fath Azali a entamé sa tournée d’abord à Itsandzeni où il a effectué la grande prière hebdomadaire avant une rencontre publique avec les habitants de la localité. Dans sa prise de parole, il a réitéré la nécessaire transformation du pays incarnée aujourd’hui par «le Renouveau» qui, «contrairement à ce que croient certains, ne sonne pas la fin de l’ancien monde». Pour lui, «le Renouveau» n’est pas l’apanage des jeunes mais une nouvelle forme de leadership de gouvernance qui doit associer expérience et modernité dans la gestion des affaires publiques pour répondre au mieux aux aspirations de la population. «C’est pourquoi, ceux, les jeunes en particulier, à qui on confie des responsabilités doivent avoir la capacité de mener à bien leurs missions pour servir d’exemple car leur moindre échec portera préjudice à leurs autres collègues jeunes», a-t-il souligné.
Les habitants d’Itsandzeni ont exposé la problématique du centre hospitalier de la localité construit grâce à un investissement local conséquent mais qui n’est toujours pas opérationnel faute d’un personnel médical. «Une doléance qui a retenu l’attention du secrétaire général du gouvernement », selon l’un de ses proches collaborateurs. Après Itsandzeni, Nour El Fath Azali s’est rendu ensuite au site de pompage d’eau de Hadjambou pour constater de visu l’infrastructure construite dans le cadre du projet dénommé «Système d’Alimentation en Eau Potable (Saep) de Mbéni–Hamahame». Le coût global initial était estimé en 2015 à 814.127.000 millions de francs comoriens dont 387 499 000 millions pour la réalisation des travaux du forage de Hadjambou.
Malgré la construction du site et la mobilisation des bornes fontaines dans certaines localités, l’approvisionnement était limité à Mbeni et à quelques localités. « Le linéaire de canalisations nécessaire pour finaliser les raccordements inter- et intra-villageois est estimé à 6 300 ml», a souligné le secrétaire général du ministère de l’Energie, Ousseine Abdoulfatah. «Un forage est opérationnel dans la région, situé à Hadjambou. Il dessert actuellement les localités de Bouni, Itsandzeni, Ngolé, Ouellah par le biais de bornes fontaines implantées dans chaque village ainsi que Mbéni», a-t-il ajouté.
Le rétablissement des lignes de conduite du réseau d’eau de Hamahame
Le gouvernement a donc mis au point un projet visant à raccorder le réseau aux autres villages. «Le coût global des travaux d’extension des canalisations vers les six localités concernées s’élève à 259 920 125 millions de francs alors que celui relatif à la construction du réseau de refoulement et réseau primaire vers Mbéni est de 340 036 000 millions de francs », selon toujours le secrétaire général du ministère de l’Energie. Sur place, Nour El Fath a ainsi, non seulement appris les travaux à entreprendre pour raccorder le réseau aux autres localités mais aussi constaté l’arrêt de l’approvisionnement en eau. Les lignes de conduite étant détruites à cause des travaux de réhabilitation de la route Mbeni-Chezani.
Selon les données, le site de pompage de Hadjambu pourrait fournir jusqu’à 600 m3 par jour, soit un délai de pompage de 15h sur 24h, capable d’alimenter de l’eau courante aux 20.000 habitants ciblés par le projet. «J’ai appris que des discussions ont été engagées entre les techniciens et les responsables de la société chinoise en charge de la réhabilitation de la route pour aboutir à des solutions rapides et permettre le rétablissement des lignes de conduite de l’eau à Mbeni. De même, nous déploierons tous nos efforts pour faciliter les travaux de raccordement du réseau aux autres localités afin de permettre aux habitants de la région de pouvoir obtenir l’eau dans de bonnes conditions», a ainsi souligné le secrétaire général du gouvernement.
Nour El Fath Azali et sa délégation se sont rendus dans la localité de Dimadjou, réputée pour son fort potentiel agricole et où l’Etat et la communauté ont financé à hauteur de 600 millions une piste rurale dans le cadre du plan de désenclavement des zones à fortes initiatives économiques. «Cette piste rurale de Dimadjou a été faite suite à une décision prise par le président de la République visant à appuyer les initiatives locales dans le domaine des infrastructures routières», a souligné l’ancien ministre des Finances, Mze Aboudou Mohamed Chanfiou qui supervisait personnellement le projet jusqu’à son terme.
Le secrétaire général du gouvernement a enfin rencontré les habitants de Batou où une piste rurale reliant la localité, Mnoungou jusqu’à la grande ferme de Bandasamlini a été mise au point avec une participation de l’Etat estimée à hauteur de 45 millions de francs.
Nour El Fathou Azali a exprimé sa satisfaction, soulignant l’attention que le gouvernement accorde au désenclavement des régions et aux initiatives économiques de base en zone rurale, lesquelles contribuent à la production des denrées agricoles, à l’amélioration des revenus des habitants et à la réduction de la pauvreté. Pour le secrétaire général du gouvernement, ces visites dans les localités de Hamahame ont été motivées par «la volonté des autorités de se rapprocher de la population pour mieux toucher et partager leurs préoccupations».




