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Opération Wuambushu : le ministre de l’Intérieur bientôt à Paris

Opération Wuambushu : le ministre de l’Intérieur bientôt à Paris

Politique | -   Faïza Soulé Youssouf

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Le premier flic du pays a prévu de rencontrer son homologue français lors d’une visite à Paris, «au plus tard la semaine prochaine». Les relations entre les 2 États connaissent des crispations à cause de l’opération «Wuambushu». Les refoulements de Mayotte vers Ndzuani n’ont pas repris depuis le refus de l’accostage du Maria Galanta le 24 avril.

 

Le ministre de l’Intérieur, Fakridine Mahamoud, devrait se rendre à Paris « au plus tard la semaine prochaine », pour y rencontrer son homologue français, Gérald Darmanin, initiateur de « Wuambushu », opération controversée sur l’île comorienne de Mayotte. L’information nous a été confirmée par le principal concerné, jeudi en début de soirée. Alors que les refoulements de Mayotte vers Ndzuani sont toujours suspendus, le premier flic a annoncé qu’il se rendrait dans la capitale française, accompagné d’une délégation.

 

Aucune date n’a encore été retenue. «Nous en saurons un peu plus d’ici vendredi matin», a indiqué une source gouvernementale. «Ce qui est sûr, les présidents comorien et français ont déjà avalisé la rencontre, reste à en fignoler les détails», a-t-elle ajouté. Le 2 mai, la Société Comorienne des Ports (Scp) a adressé un courrier, à l’agence Jaffar, représentant la Sgtm, qui exploite le bateau «Maria Galanta ». La Scp lui préconisait «vivement » de maintenir «la suspension de la ligne Mayotte jusqu’au rétablissement des conditions normales de sûreté pour les opérations maritimes ». Une note qui intervient après la suspension de la desserte entre Mayotte et le reste de l’archipel par la Sgtm le 27 avril dernier.

L’ouverture du port de Mutsamudu

Plus tôt dans la journée, c’est le porte-parole du gouvernement, Houmed Msaidie, qui avait brandi la menace du retrait de la licence d’exploitation à la société «si elle embarquait des refoulés». Le même jeudi, c’est le directeur de la Scp, Said Salim Dahalani qui, annonçant l’ouverture du port de Mutsamudu, a précisé qu’il n’accueillerait que des passagers «répondant tout d’abord aux conditions régulières», à savoir la présentation d’une pièce d’identité en cours de validité ou encore un titre de voyage.

 

Les refoulés de Mayotte en sont généralement dépourvus. Pour rappel, le port de la capitale anjouanaise avait été fermé le 24 avril, officiellement «pour travaux», forçant le Maria Galanta, qui transportait notamment des personnes expulsées de Mayotte, à retourner à son point de départ. «Aucun expulsé ne se rendra dans un port sous souveraineté comorienne, tant que la partie française décidera de faire des choses de façon unilatérale», avait notamment déclaré celui qui est attendu à Paris.

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