Selon le président de la chambre des notaires de la Réunion et de Mayotte, Bertrand Macé, ces stages permettront aux bénéficiaires, de vivre le notariat moderne au quotidien, notamment «sa rigueur, ses exigences déontologiques, sa relation humaine avec le client et sa maitrise des outils numériques qui façonnent le métier».
Le président de la chambre des notaires comoriens, Me Djaé Soidiki Ahmed, et son homologue de la Réunion, Bertrand Macé, ont signé ce dimanche 31 mai, dans l’après-midi, à Moroni, une convention de partenariat et de stages d’immersion. La cérémonie relative à cet évènement a eu lieu en présence du secrétaire général adjoint du ministère de la Justice, Attoumane Ali, du professeur de Droit à l’Université de la Réunion, Anne Françoise Zattara, de Haroun Patel, un notaire réunionnais, du bâtonnier de l’ordre des avocats de Moroni, Me Aticki Ibn Ismael, et des membres de la chambre de notariat de Moroni.
En tout, quatre notaires dont deux du barreau de Moroni et deux de Mutsamudu, vont bénéficier de deux semaines des stages pratiques. Certains vont poursuivre leurs stages à Mayotte et d’autres à la Réunion. Ainsi, les réalités juridiques foncières sociales et notariales ont été exposées par ses notaires de l’Océan Indien. Le président des notaires comoriens parle «d’une étape décisive» dans l’histoire de la profession aux Comores, en référence à cette convention. «La signature des conventions de stage d’immersion entre nos deux chambres n’est pas un acte isolé.
C’est une coopération qui dépasse nos deux territoires pour irriguer largement l’ensemble des notariats de la zone Océan Indien et qui s’inscrit dans le prolongement naturel de la coopération fraternelle qui lie nos institutions depuis plusieurs années», a-t-il déclaré avant de mentionner l’objectif de ces stages qui se résume, selon lui, par les principes qui consistent (pour un notaire) de «se construire, se forger, et se transmettre».
À en croire Me Djaé Soidik, formé à l’Université des Comores entre 2004 et 2008, ces stages d’immersion permettront aux notaires comoriens de vivre le notariat moderne au quotidien, notamment «sa rigueur, ses exigences déontologiques, sa relation humaine avec le client et sa maitrise des outils numériques qui façonnent le métier».
«Un notariat qui inspire confiance aux autorités publiques»
Selon lui, ces normes et principes sont au cœur de ses engagements. «Dès mon élection à la présidence de cette chambre, j’ai porté une ambition claire : inscrire le notariat comorien au rang des notariats modernes, reconnus et respectés. Un notariat qui inspire confiance aux autorités publiques car il sécurise l’investissement, garantit la propreté foncière en accompagnant les grandes réformes de l’Etat», a lancé Me Djaé Soidiki, renouvelant sa reconnaissance au conseil supérieur du notariat Français «pour son accompagnement indéfectible du notariat comorien depuis sa mise en place».
Le président de la chambre des notaires de la Réunion et de Mayotte a salué «le professionnalisme de son confrère comorien» qui était son étudiant, d’autrefois. Bertrand Macé a souhaité une pérennisation de ces stages qu’il qualifie «d’innovation» car ils sont les premiers proposés aux notaires de la zone.
«Ces stages permettront aux bénéficiaires de découvrir l’organisation et le fonctionnement général d’étude notariale réunionnaise et mahoraise», a-t-il ajouté expliquant qu’il s’agit entre autres «des méthodes de travail, des outils professionnelles et numérique dont l’IA, des procédures de publicités foncières, de l’organisation déontologiques et professionnelles du notariat français ainsi que de la bonne pratiques professionnels développés au sein du notariat».
Le président de la chambre des notaires de la Réunion et de Mayotte, qui est également délégué du pôle Océan indien du conseil supérieur du notariat français, a expliqué, à l’occasion, que la finalité de ces stages reste «l’enrichissement professionnel et institutionnel du stagiaire». Celui-ci ne confère aucun droit, selon lui, à l’exercice professionnel en France et ne saurait être assimilé à une relation de travail, de formation ou de collaboration.
Pour sa part, Mroiatti Hakikoudine Antoy-ellah, notaire à Domoni, à Ndzuani, un des bénéficiaires de ce stage qui va avoir lieu à Saint-Denis, a souligné «l’importance d’exercer aux côtés des confrères d’autres nationalités et qui ont sans doute plus d’expériences et de pratiques déontologiques propres aux réalités du moment».



