Le président Azali Assoumani a appelé à «une volonté forte » des ministres pour maximiser les chances d’atteindre «un niveau satisfaisant» des réalisations des lettres de mission de l’année 2026. Il a appelé à «une synergie» entre les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des politiques de développement, citant le secrétariat général du gouvernement, les ministères, les gouverneurs et les autres acteurs.

 

Le chef de l’Etat, Azali Assoumani, a procédé hier, jeudi 9 avril dans la matinée au Palais de Beït-Salam, à la remise des lettres de missions 2026 aux différents ministres. Après la présentation du rapport annuel sur la revue des Plans de Travail sectoriels 2025 par la Commissaire générale au plan, Najda Said Abdallah, le chef de l’Etat a fait savoir que «les 56%» de réalisations annoncées sont un résultat du moins acceptable. «En 2024, les réalisations présentées à l’issue du séminaire du mois de mai dernier, étaient de 18% contre 56% pour l’année 2025. Cependant, je me permets de rappeler que le pourcentage moyen des réalisations était estimé à 70%», a rappelé Azali Assoumani, appelant à plus «d’engagement et de coordination» pour garantir un niveau satisfaisant de réalisations des lettres de missions de l’année 2026.


Il a insisté sur la place prépondérante qu’occupe l’Education dans le développement du pays, sollicitant le secrétariat général du gouvernement à dresser un état de lieux des fonctionnaires du pays. «Il y a un déficit dans les ministères et pour y remédier, il faut miser sur la formation des ressources humaines avec les compétences et les formations nécessaires dans tous les secteurs», a constaté Azali Assoumani.  

Une forte collaboration

Dans la foulée, le chef de l’Etat a appelé les gouverneurs des îles à s’imprégner davantage des réalités sur le terrain, sollicitant une forte collaboration entre les ministres, les gouverneurs et les directeurs régionaux respectifs afin que les actions soient harmonisées. Tenant compte des réalisations de l’année 2025, le secrétaire général du gouvernement, Nour El-Fath Azali, a fait savoir que celles-ci sont les conséquences directes des bases d’un Etat plus cohérent, plus rigoureux et orienté vers les résultats.
«Aujourd’hui, ces chiffres parlent d’eux-mêmes, ainsi, je ne peux que féliciter toutes les femmes et les hommes, qui à travers les restructurations citées ci-haut, ont permis la réalisation de ce résultat», a-t-il formulé. Et de mettre l’accent sur les réformes ayant permis d’atteindre ces résultats. 


Selon lui, «ces réformes administratives n’ont pu être engagées qu’»avec la mise en œuvre du décret portant refonte du Secrétariat général du gouvernement en 2025, celui relatif à la restructuration du Commissariat général au plan, le renouvellement des secrétaires généraux de la plupart des ministères et enfin, la mise en place des équipes du secrétariat général du gouvernement dont les chefs de pôles et les chefs de départements juridiques, de la communication et des ressources humaines». 

«Les lettres de missions, plus que des documents»

Le secrétaire général du gouvernement a précisé que ce taux de réalisation de 56% «ne doit pas être considéré comme une fin en soi», soutenant que cela illustre le potentiel à la portée du gouvernement pour mener d’innombrables actions et assurer le développement multisectoriel du pays. Pour le secrétaire général du gouvernement, les lettres de missions qu’ont reçues les différents ministres, ne doivent pas être considérés comme de simples documents mais, «l’expression de la volonté du président de la République de porter haut les valeurs de mérite et de compétences ». 


Il ajoute : «Elles sont la boussole de notre action commune, la trajectoire et surtout, l’engagement à réaliser les promesses faites aux Comoriennes et aux Comoriens, de l’intérieur comme de l’extérieur». Et d’appeler les autorités gouvernementales à «choisir l’audace d’assumer la mise en œuvre de réformes qui peuvent être difficiles mais structurantes, et porter des projets innovants qui permettront la transformation réelle de notre pays». (Lire également page 3). Les réalisations de certains ministères ont été saluées alors que celles des autres départements n’ont pas atteint le niveau attendu.