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Revue à mi-parcours de l’action gouvernementale : Des résultats encore en deçà des objectifs fixés

Revue à mi-parcours de l’action gouvernementale : Des résultats encore en deçà des objectifs fixés

Politique | -   Nazir Nazi

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Le secrétariat général du gouvernement a pointé du doigt le manque de performance dans les différents ministères et sociétés d’Etat pour mieux se préparer à l’évaluation finale de mai prochain à savoir, le manque de recouvrement, de collaboration, d’investissement et de création d’emplois mais aussi de plan de formation.

 

Orientée depuis le mois de mai de l’année dernière, l’action gouvernementale a fait l’objet d’une revue à mi-parcours, samedi dernier à l’hôtel le Retaj. Celle-ci a réuni tous les secrétaires généraux des différents ministères et les directeurs généraux des sociétés d’Etat.

C’est pour permettre de revoir en gros, en attendant le prochain atelier qui fera le point annuel en mai prochain, toutes les actions des départements ministériels, des sociétés d’Etat, mais également les missions de l’Etat susceptibles de contribuer au développement du pays.

Il s’agit du  redéploiement des hommes et la mobilisation des ressources dans la mesure où le budget est très volontariste.  Depuis l’installation de ce nouveau régime, le budget s’était fixé au départ à 81 milliards avant d’être revu à la baisse à 66 milliards.

Raison pour laquelle le secrétariat général du gouvernement et le commissariat général au plan estiment qu’il nécessite beaucoup de mobilisations, d’efforts de la part des sociétés d’Etat, de la direction nationale des impôts, mais aussi de la part des structures décentralisées au niveau des îles.

Durant les exposés des secrétaires et directeurs généraux pour leurs autoévaluations respectives, force est de constater que le niveau d’engagement variait en moyenne de 70 à 80%. Toutefois, “ce n’est pas le plus important. Personne ne viendrait ici montrer le contraire.

Ce niveau d’engagement montre la manière dont vous appréhendez vos problématiques. Nous sommes loin des performances demandées. Du coup, il y a du pain sur la planche. Nous devons redéployer les efforts pour éviter les mauvaises surprises”, a sollicité le secrétaire général du gouvernement, Idaroussi Hamadi.
Pour les sociétés d’Etat, il a été soulevé un manque de performance sur les recouvrements, les investissements et la création d’emplois.


L’investissement doit avoir des impacts

Les dettes ont été avancées comme argument pour justifier ce manque de performance, à juste titre de la Société comorienne des hydrocarbures, le producteur et distributeur public de l’électricité, ainsi que d’autres sociétés et partenaires.

D’autres sociétés sont à zéro investissements, comme l’Office national de l’importation et la commercialisation du riz et l’Autorité portuaire des Comores. “Le problème de recouvrement n’est pas une performance.

 

Et pour ceux qui n’ont pas de dettes étatiques, pourquoi ne pas investir. L’investissement doit avoir un impact, surtout en matière de création d’emplois. Ensuite il y a des recrutements qui sont faits mais personne n’en parle”, regrette le Sgg, avant de se lancer sur la question du manque de conseil d’administration dans certaines sociétés d’Etat.

Certes, l’assistance et la présidence ont persisté sur les décrets de mise en place des membres des Ca, mais “cela n’empêche tout de même de faire de bonnes recettes. D’abord, ce sont les réformes qui comptent.

La société nationale des télécommunications n’en a pas pour le moment, mais, elle a enregistré une recette de 7 milliards de francs”, lance Idaroussi Hamadi. La société Com’air assistance dont le chiffre d’affaire a atteint les 729 millions de francs a été critiquée de ne pas avoir versé sa contribution estimée à 43 millions.

Quant aux ministères, l’on a souligné le manque de collaboration interministérielle et de plan d’investissement. Selon le secrétaire général du gouvernement, lors de leurs exposés, les ministères n’ont pas tenu compte du plan d’investissement que le gouvernement a élaboré dès le début.

Le Sgg a enfin pointé du doigt le problème d’un plan de formation qui a suscité ledit manque de collaboration. “Sans un plan de formation, nous n’allons pas autoriser des formations en cas de demande”, a-t-il martelé.

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